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Climat : et si les entreprises sauvaient la planète ?

Le changement climatique et son accélération nécessitent des actes rapides et fermes, mais l’écologie politique telle qu’elle est conçue est inaudible. Il ne reste plus que les entreprises, qui, guidées par un but intrinsèque de profit, devront muter ou s’adapter, et finiront par changer involontairement mais massivement les mœurs.
Corail - mer - coraux - environnement - ESG - climat
Corail - mer - coraux - environnement - ESG - climat

Dans un futur proche, la Terre sera de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise écologique. Adam Smith nous disait que la somme des actions individuelles, guidées par l’intérêt personnel de chacun, contribue à la richesse et au bien commun. L’Histoire climatique lui donne tort et au-dessus, l’écologie politique n’est pas plus utile. Oui, il y a urgence. Mais aux quatre coins du monde, les sociétés refusent à raison les mesures chocs, souvent injustes. De sorte qu’il ne reste plus que les entreprises pour réformer le système actuel de consommation-production.

En ce qui concerne la mauvaise théorie de la main invisible du philosophe et économiste écossais des Lumières, le contre-raisonnement est simple. Si tous les hommes poursuivent leur mode de vie actuel, les besoins des générations futures seront bel et bien compromis. Côté politiques publiques, qui ont d'abord pour but de modifier des comportements individuels pour le bien collectif, les résultats ne sont pas meilleurs. Dans l’actualité récente, et au-delà du mouvement des Gilets jaunes dont la mèche s’est allumée après la hausse prévue de la taxe carbone, le Zimbabwe a été le terrain de manifestations meurtrières au mois de janvier après que le président Emmerson Mnangagwa a annoncé le doublement des prix des carburants pour tenter d’enrayer la plus grave pénurie de pétrole dans le pays depuis dix ans. "Les élites parlent de fin du monde, quand nous, on parle de fin du mois".

Car l’urgence du climat s’oppose à une transition progressive, égalitaire et juste. Par essence, l’écologie politique doit être violente si elle veut être crédible. Bien qu'elle rassemble de plus en plus d'adeptes - si l'on en croit les derniers résultats des élections européennes - dans la réalité, elle ne pourra s'appliquer qu'au prix de crises sociales répétitives, que les gouvernements auront peine à calmer. De la COP 1 à la COP 22, la mobilisation internationale n'est guère plus recevable. Ces sommets aux bons retentissements médiatiques pour la communication des participants, leur font signer des objectifs irréalisables et dans les faits peu contraignants, quand ce n'est pas pour simplement s'échanger des droits à polluer. Des droits à produire du carbone.

Alors peut-être que ce seront les entreprises, celles qui se sont foulées la cheville dans la marche inéluctable du progrès technique, qui serviront de grand sauveur de la planète. Car au contraire des politiques et des citoyens, pour qui il y aura toujours une bonne raison de ne pas agir, les entreprises, guidées par le but intrinsèque de la création de valeur, devront s'employer à satisfaire, séduire et fidéliser des consommateurs conscients. Il n'est plus à prouver que le développement durable est également un axe de développement commercial, mais plus encore, les parties prenantes de l'entreprise se substitueront à un État régulateur déficient et des citoyens qui s'épuisent à s'organiser. Non pas parce qu'elles veulent sauver la planète, mais parce qu'elles veulent se sauver elles-mêmes !

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