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Asset, Management / Gestion d'actifs / climat / BlackRock / Amundi / Goldman Sachs / BNP Paribas / HSBC / Natixis

Asset, Management
Gestion d'actifs / climat / BlackRock / Amundi / Goldman Sachs / BNP Paribas / HSBC / Natixis

Climat : les gérants d’actifs se mobilisent à leur tour

Lors d’une rencontre à l’Élysée, huit des plus grands gestionnaires d’actifs – dont BlackRock, Amundi ou BNP Paribas – vont annoncer la création d’une coalition en faveur du climat. Une initiative dans la lignée de celle adoptée par les fonds souverains il y a un an, afin de délivrer les engagements des Accords de Paris.
Corail - mer - coraux - environnement - ESG - climat
Corail - mer - coraux - environnement - ESG - climat

Trois ans et demi après l’adoption des Accords de Paris sur le climat, ceux-ci sont de plus en plus menacés et il paraît crucial d’y intégrer les acteurs privés les plus influents de la finance. C’est tout le sens de la rencontre qui aura lieu à l’Élysée mercredi, entre Emmanuel Macron et huit des plus grands gestionnaires d’actifs au monde. Le groupe, qui rassemble le leader mondial BlackRock, aux côtés d’Amundi Goldman Sachs, BNP Paribas, HSBC, Natixis, Northern Trust Asset Management ou encore State Street Global Advisors, devrait annoncer la création d’une coalition en faveur du climat, appelée "One Planet" et qui a pour but d’intégrer le risque climatique dans leur politique d’investissement.

Le secteur de la gestion d’actifs mondiale ne fait ici que suivre les traces des fonds souverains. Il y a tout juste un an, en juillet 2018, les six fonds souverains d’Abou Dabi, du Qatar, du Koweït, de Nouvelle-Zélande, de Norvège et d’Arabie Saoudite – qui représentent ensemble plus de 3.000 milliards de dollars d’actifs, soit 2 à 3 % de la capitalisation boursière mondiale – avaient pris l’engagement de n’investir que dans des entreprises intégrant le risque climatique dans leur stratégie. Une stratégie collective qui repose sur trois principes : l'alignement des décisions d’investissement entre ces fonds, l'appropriation du facteur climatique par les entreprises pour en prendre la responsabilité, et l'intégration des risques et opportunités d’investissement liés au changement climatique.

À l’époque, les fonds souverains avaient appelé "d’autres investisseurs institutionnels à long terme" à se joindre à cette charte, et ce sera donc chose faite dès mercredi. Un cadre normatif qui va inciter les entreprises à s’y conformer afin de "gagner en crédibilité, en capital, en valeur", selon l’Élysée. Le fonds norvégien est le plus actif d’entre eux, qui a annoncé son désengagement des énergies fossiles après un vote en ce sens du Parlement, ce qui implique la cession de 5,2 milliards d’euros d’actifs détenus à la fin 2018.

Mais le sujet est assez neuf, et les investisseurs ont encore du mal à mettre en application ces principes de l’ISR (Investissement Socialement Responsable, qui inclut l’environnement, mais aussi les critères sociaux et de gouvernance), comme l’a rappelé une étude récente d’Invesco auprès des fonds souverains. Ces derniers mettent en cause la faible qualité de la notation et des données extra-financières, un univers d'investissement trop restrictif et limité, un effet pénalisant sur la performance et enfin un manque de ressources internes dédiées à la stratégie climatique. Autant de défis que les grands gérants d’actifs mondiaux devront eux aussi relever, et qui impliquent des investissements internes.

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