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Morgan Stanley : la succession du CEO se précise

La banque américaine a nommé un duo comme bras droit du CEO. D’un côté, le patron du trading Ted Pick et de l’autre, le Français Franck Petitgas. Des profils qui font figure de favoris pour prendre la suite de James Gorman.
Morgan Stanley - logo
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L’annonce est tombée quelques jours après la réussite aux stress tests de la Fed, même si Morgan Stanley et Goldman Sachs n’ont réussi qu’en acceptant de réduire leurs plans de distribution. Mardi, Morgan Stanley a annoncé la promotion de deux banquiers à des titres qui en font aujourd’hui les deux favoris pour prendre la suite du CEO James Gorman. Ted Pick, qui est réputé pour avoir su relancer l’activité du trading actions de la banque après la crise et qui était en charge du trading, est promu patron de l’investment banking. A 49 ans, il a en particulier réussi à redresser l’activité fixed income ces dernières années, dont les revenus sont même passés devant sa légendaire rivale, Goldman Sachs. Connu pour son penchant pour les jurons, il s’est en tout cas illustré comme un trader hors pair depuis de nombreuses années, auprès de l’ex-CEO John Mack puis de James Gorman.

De l’autre côté, le Français Franck Petitgas, qui était en charge du trading à l’international, aura la responsabilité de toutes les activités hors-US et restera basé à Londres. Ce dernier est l’exemple du parcours réussi d’un Frenchy au sein d’une banque anglo-saxonne à Londres. Né à Nantes et passé par l’ESCP, il est arrivé chez Morgan Stanley en 1993 pour travailler sur les marchés actions, dont il est responsable lorsqu’éclate la bulle Internet. Il prend alors la tête d’une nouvelle division qui englobe les marchés de capitaux, le financement et les dérivés, puis en 2005, se voit proposer la banque d’investissement en Europe. Il dirigera aujourd’hui un quart des revenus du groupe.

Les deux hommes rapporteront au président Colm Kelleher, un vétéran de la banque qui est déjà plus âgé que le CEO James Gorman. Ce dernier n’a pas fait mystère de son ambition de rester encore quelques années, d’autant que la banque profite à plein de son pari réussi sur la gestion de fortune, avec l’intégration de Smith Barney en 2013, et de son positionnement post-crise. En 2017, elle a dégagé trois fois plus de profits qu’en 2014 et a désormais dépassé Goldman Sachs en termes d’actifs, si bien qu’elle a dépassé un temps les 100 milliards de dollars de valorisation, contre 7 milliards au cœur de la crise.

Mais à 60 ans cette année, le discret et calme James Gorman est sans aucun doute en train de préparer la suite, et donne ici une indication forte des scénarii les plus probables. Chez Goldman Sachs, Lloyd Blankfein a finalement privilégié le banquier d’investissement David Solomon au trader impétueux, Harvey Schwartz, et pourrait se retirer d’ici à la fin de l’année. De son côté, Jamie Dimon a aussi élevé deux profils chez JP Morgan mais n’a pas encore dévoilé son choix de son successeur, car il a signé pour cinq années supplémentaires.

 

 

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