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Politique économique / Zone euro / Goldman Sachs / Morgan Stanley

Politique économique
Zone euro / Goldman Sachs / Morgan Stanley

Goldman Sachs et Morgan Stanley bullish sur la zone euro

Alors que les principales institutions économiques mondiales ont sensiblement revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour le Vieux Continent cette année, Goldman Sachs et Morgan Stanley estiment que le creux de la vague est passé.
Union européenne - UE - drapeaux
Union européenne - UE - drapeaux

La BCE est la dernière institution en date à avoir abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro, après le FMI et l'OCDE, anticipant désormais une hausse du PIB de 1,1 % en 2019, contre 1,7 % initialement prévu. Un ralentissement que le président Mario Draghi a justifié par la décélération de l'économie allemande, très impactée par la chute du commerce mondial et par le risque de sortie de la Grande-Bretagne de l'UE. Pourtant, deux banques américaines ont décidé de prendre le contre-pied de ces scénarios assez sombres pour la zone euro, estimant que le creux de l'activité européenne est passé, et que la conjoncture devrait s'améliorer dans les prochains mois. 

Ainsi, selon une note publiée par Goldman Sachs, "plusieurs signaux démontrent que le ralentissement est derrière nous. À la différence de l'an dernier où de mauvaises surprises s'étaient matérialisées, les données publiées depuis le début de l'année sont plutôt supérieures aux anticipations", affirme la banque dans une note. Selon leurs économistes, la croissance devrait atteindre 1,4 % sur un an au second semestre, après s'être stabilisée à hauteur de 1 % en première partie d'année. 

Qu'est-ce qui fera repartir la turbine européenne à partir de juillet ? Des politiques fiscales plus accommodantes tout d'abord, la France, l'Allemagne et l'Italie ayant toutes annoncé des mesures de relance à la consommation. Une accélération de la croissance des salaires ensuite, et un coût de l'énergie qui devrait rester faible, alors que les prix de l'or noir ne devraient pas dépasser les 75 dollars cette année selon le consensus. Autant de facteurs qui soutiendront la demande intérieure.

Goldman Sachs n'est pas la seule banque bullish sur l'Europe, Morgan Stanley estimant également que la conjoncture devrait se reprendre dès le deuxième trimestre. D'une part parce que de nombreux facteurs qui avaient contribué à peser sur la croissance l'an dernier, dont l'effondrement du secteur automobile allemand, devraient commencer à s'estomper cette année, estime Graham Secker, stratégiste action Europe chez Morgan Stanley. Mais aussi parce que le dernier indice PMI chinois a démontré un regain de dynamisme du côté des exportations chinoises. Or l'indice PMI chinois constitue généralement lui-même un indicateur avancé des indices PMI européens. Quand la Chine va mieux, l'Europe lui emboîte le pas.

Markit IHS doit justement publier ce vendredi les indices PMI manufacturiers et des services pour l'ensemble des États de la zone euro, ce qui sera l'occasion de vérifier si la banque américaine a vu juste. Selon Morgan Stanley, les prévisionnistes pèchent donc par excès de pessimisme depuis le début de l'année, et l'activité en zone euro, assez pénalisée l'an dernier par la baisse des échanges mondiaux, devrait moins en souffrir cette année.

Pour l'instant, l'indicateur de surprise économique positif de Citigroup a certes atteint un plus haut de cinq mois. Mais les derniers chiffres publiés outre-Rhin, notamment concernant la production industrielle, ont été très décevants. Dans son rapport mensuel publié ce matin, la Banque centrale allemande a d'ailleurs expliqué que le secteur manufacturier pourrait "entraîner vers le bas la croissance économique générale pour un troisième trimestre consécutif", et le gouvernement Merkel a révisé il y a quelques jours sa prévision de croissance pour cette année, à 0,8 % seulement. Or l'Allemagne représente plus de 30 % du PIB de la zone euro. Le refroidissement de l'économie du pays n'est donc pas vraiment annonciateur d'un regain de dynamisme ces prochains mois. 

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