Un ratio de rémunération moins important chez Goldman Sachs
Le futur nouveau patron de Goldman Sachs, David Solomon, affichait jusque-là une rémunération fixe de 1,85 million de dollars. Avec sa promotion, ce montant devrait se rapprocher de celui enregistré par son prédécesseur, Lloyd Blankfein, qui a empoché 2 millions d’euros en 2017 (24 millions en comptant les autres modes de rémunérations). Mais les enveloppes vont-elles aller globalement dans ce sens ? Pas sûr. Car à l’occasion de la présentation de ses résultats, la banque de Wall Street a affiché un ratio de rémunération en baisse. Ce dernier est passé de 41% (même période l’an passé) à 39%.
Les analystes ne sont pas passés à côté de l’évolution. « Je ne me souviens pas si et quand le ratio de rémunération du deuxième trimestre a déjà été plus faible », a déclaré Glenn Schorr de chez Evercore, selon des propos rapportés par efinancialcareers. Tandis que Betsy Graseck de Morgan Stanley s'est demandée si la pression sur les rémunérations était un moyen pour Goldman Sachs de tenter de maintenir un rendement des capitaux propres supérieur à 12%. Le directeur financier, Marty Chavez, a apporté deux réponses. Au premier, il a indiqué que la banque rémunérait « la performance » et pour « attirer et retenir les talents ». Au second, il a répliqué ceci : « A mesure que nous construisons et élargissons nos activités et appliquons plus d'automatisation partout, il est naturel de penser rémunération et non-rémunération de manière holistique ».
Outre cette dernière réflexion, qui a de quoi nourrir le débat sur l’automatisation de certaines tâches, le nouveau ratio peut poser question sur la politique de rémunération de Goldman Sachs. Jusqu’ici les ratios étaient généralement stables d’une période à une autre, puisque les banquiers engrangent des bonus proportionnels à leurs performances. Parmi les hypothèses possibles : celle qui expliquerait la baisse par le besoin de contenter un peu plus les actionnaires. Cela étant dit, les ratios de fin de d’année ne sont pas encore sortis et pourraient tout à fait contrebalancer la baisse de ce trimestre. Par ailleurs, par rapport aux autres banques de Wall Street, les talents de Goldman Sachs restent bien dotés. Par exemple, chez Morgan Stanley le ratio de rémunération est de 35%.
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