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Peugeot / Carlos Tavares / Opel
Peugeot à la fête. Chapeau Tavarès...!
Pour Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA-Peugeot-Citroën, la présentation des comptes semestriels du constructeur apparaissait comme un feu d’artifice, alors qu’il s’apprête à quitter ce groupe auquel il a tant apporté, pour rejoindre Sanofi comme directeur délégué en charge des finances, en remplacement de Jérôme Contamine.
Il faut dire que tous les indicateurs du groupe sont au vert. Qu’il s’agisse du chiffre d’affaires qui s’est établi à 38,6 milliards d’euros en hausse de 40,1 % par rapport au premier semestre 2017 (excusez du peu…) et en amélioration de 23 % à taux de change et périmètre comparable. Le seul chiffre d’affaires de la division Automobile de l’ex-PSA s’établit à 22,1 milliards d’euros en hausse de 11,4 % par rapport au 1er semestre 2017. Cette hausse provient notamment de l’amélioration des mix volume et pays (+5,4 %), du mix produit (+4,7 %) et des ventes aux partenaires (+3,2 %), qui compensent les effets négatifs des taux de change (-2,9 %). Le chiffre d’affaires de la division Automobile Opel Vauxhall s’établit tout près de 10 milliards d’euros.
Naturellement ces très bons volumes de ventes ont fortement dopé la rentabilité. Le résultat opérationnel courant du Groupe s’élève à 3 milliards d’euros, en hausse de 48,1 %. Le résultat opérationnel courant de l’ex-PSA progresse de 29,9 % par rapport au 1er semestre 2017, à 1,9 milliard d’euros. Ce niveau de rentabilité record de l’ordre de 8,5 % a été atteint en dépit de la hausse du coût des matières premières et de l’impact négatif des taux de change, grâce à l’augmentation des ventes, d’un mix produit favorable et de la poursuite de la baisse des coûts. Le résultat opérationnel courant d’Opel Vauxhall représente 502 M€ de profit au cours de ce premier semestre. Ce qui constitue un événement historique.
De fait, la marge opérationnelle courante du Groupe est de 7,8 %, en hausse de 0,4 point sur un an. Le résultat net consolidé du Groupe a atteint 1,7 milliard d'euros, en progression de 242 millions par rapport au 1er semestre 2017. Quant au résultat net part du Groupe, il s’élève à 1,48 milliard d’euros, en hausse de 226 millions d’euros par rapport au premier semestre 2017. Résultat : le Free Cash Flow des activités industrielles et commerciales s’établit à 2,6 milliards d’euros et le Free Cash Flow opérationnel s’élève à 3,2 milliards d’euros, dont 1,1 milliard pour Opel.
Compte tenu de ce début d’année en fanfare, Carlos Tavarès anticipe désormais pour l’ensemble de l’exercice un marché automobile stable en Europe, en hausse de 4 % en Amérique latine, 10 % en Russie et 2 % en Chine. Avec pour le groupe, une marge opérationnelle courante moyenne supérieure à 4,5 % pour la division automobile sur la période 2016-2018 et une cible supérieure à 6 % en 2021, ainsi qu’une croissance de 10 % du chiffre d’affaires du Groupe entre 2015 et 2018, en visant 15 % supplémentaires d’ici 2021.
L’objectif de cours des analystes qui était autour de 22,5 euros a été pulvérisé ce matin avec une hausse de plus de 11 % du cours de bourse. Il faut donc s’attendre, dans les jours qui viennent à un flot de révisions à la hausse, liées notamment à l’effet Opel. Cela a déjà été le cas de Bernstein qui, dès ce matin a établi un nouvel objectif à 30 euros. Il reste à souhaiter à Jean-Baptiste de Chatillon, l’un des directeurs financiers les plus doués du CAC 40, de connaître un succès équivalent chez Sanofi.
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