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Stellantis / Renault / marché automobile français / Peugeot / Dacia / Opel / Citroën / Plateforme automobile / CCFA

Le marché automobile français se redresse en trompe-l’œil / Les immatriculations masquent la baisse continue des commandes

Le marché automobile français a poursuivi sa remontée en février. Après une hausse de 8,8 % en janvier, les immatriculations ont progressé de 9,4 % le mois dernier, Peugeot conservant sa position de leader du marché. Les commandes, en revanche, ne cessent de reculer depuis dix mois.
Parking Renault dans le port de Gennevilliers, vue aérienne - Laurent GRANDGUILLOT/REA
Parking Renault dans le port de Gennevilliers, vue aérienne - Laurent GRANDGUILLOT/REA

L’embellie se confirme pour le marché automobile français, qui continue cependant d’envoyer des signaux inquiétants. Il s’est immatriculé 126 237 voitures particulières neuves dans l’Hexagone en février, soit une hausse de 9,41 % par rapport au même mois il y a un an. Les derniers chiffres de la Plateforme automobile (PFA), l’association qui rassemble les industriels de l’industrie automobile en France, viennent consolider la tendance déjà observée au mois de janvier, au cours duquel ces mêmes immatriculations avaient progressé 8,79 %. En sept mois, le marché vient désormais de connaître six mois de hausse, avec un rebond amorcé en août dernier, seulement interrompu par la pause du mois de décembre (-0,06 %).

Soulignons cependant que ce bon début d’année 2023 est favorisé par une base de comparaison très modeste. Les premiers mois de 2022 avaient marqué des records de faiblesse, sous l’effet des problèmes d’approvisionnement en composants électroniques et de logistique qui ont pénalisé – et pénalisent encore, mais dans de moindres proportions - à la fois la production et les livraisons. Si l’on remonte avant la pandémie, les immatriculations de février 2023 sont toujours inférieures de 25 % aux niveaux de 2020 (167 782 unités) et se situent 27 % en-dessous de ceux de 2019 (172 438).

Autre information qui incite à ne pas s’enflammer à ce stade, l’orientation haussière des immatriculations n’est visiblement pas synonyme de retour des clients dans les concessions. Au contraire, le Comité des constructeurs français d’automobiles fait état de son côté d’une baisse de 8,3 % des commandes le mois dernier sur un an, après déjà un recul de 8,8 % en janvier. Les commandes ne cessent de reculer sans discontinuer depuis mai dernier, juillet dernier ayant été le mois le plus difficile (-23,2 %).

 

Une stratégie de valeur sans limite ?

 

Une tendance qui pourrait questionner la pérennité de la stratégie de valeur, au détriment des volumes, appliquée par les constructeurs, notamment français. Stellantis et Renault ont largement utilisé la recette l’an dernier, l’un pour maintenir ses marges records, l’autre pour les redresser, avec succès, mais peut-être la méthode a-t-elle ses limites.

Pour l’heure, la hausse des immatriculations ne doit donc rien à une embellie commerciale mais résulte uniquement de l’amélioration des conditions de production et de livraison du portefeuille de commandes de 2022.

Dans ce contexte, Stellantis est resté leader du marché français des véhicules particuliers en février, avec une part de marché de 29,8 %, et 37 627 immatriculations, en repli de 4 %. Sur les huit marques du groupe commercialisées en France, Peugeot est demeuré solide leader avec une part de marché de 15,9 % et des ventes en hausse de 3,7 % le mois dernier, tandis qu’Opel s’est distingué avec des immatriculations en hausse de 18,4 %, tout comme DS. En revanche, Citröen a poursuivi sa dégringolade, ses immatriculations chutant de 23,7 %, après un recul de 22,6 % en janvier, et une baisse de 19,8 % en 2022. Une hémorragie que le groupe a visiblement souhaité arrêter avec la récente nomination d’un nouveau directeur, Thierry Koskas, qui a remplacé Vincent Cobée le 1er mars.

De son côté, le groupe Renault a enregistré un bond de 21,2 % de ses immatriculations le mois dernier, porté par le succès de Dacia (+33,9 %), faisant remonter sa part de marché à 24,1 %, contre 21,75 % un an plus tôt.

En termes de motorisations, l’essence conserve la tête au cumul des deux premiers mois de l’année avec 38 % du nombre total de voitures neuves vendues. Les hybrides arrivent en seconde position avec une part de marché de 31,9 %, devant les électriques (14,4 %) et le diesel (11,5 %).

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