WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / marché automobile / marché automobile français

Entreprises / Actions
marché automobile / marché automobile français

Un marché de l'automobile français en panne

Les données fournies par la société AAA Data révèlent de mauvais chiffres. Le paysage automobile français est représenté en ruine, ne pouvant se dépêtrer d'un pouvoir d'achat en berne et des diverses pénuries. Le segment de l'électrique semble cependant être plus en forme. 
Voitures
Voitures

Quatorze mois que le secteur de l'automobile ne s'en remet pas. C'est long. Et plusieurs soucis viennent s'ajouter à une liste déjà remplie : pouvoir d'achat baissier, pénuries qui se multiplient. Plus rien ne va : le segment des voitures est en chute de 7% au moins de juillet et plus problématique, de 15,3% lors des sept derniers mois de l'année, selon le cabinet AAA Data.

Plus concrètement, 107 547 immatriculations de voitures neuves ont été réalisées sur le mois écoulé, contre 115 713 en juillet 2021 et 172 225 sur le même mois de 2019. Depuis le 1er janvier, ce sont 879 527 voitures neuves qui ont été immatriculées, contre 1 338 667 en 2019. 

La raison de ce marasme ? "La problématique du pouvoir d’achat et l’attentisme des acheteurs lié aux craintes sur l’avenir, à l’évolution des réglementations et des offres de motorisations s’ajoutent depuis plusieurs mois aux pénuries de voitures neuves", explique Marie-Laure Nivot, responsable Intelligence Marché de AAA Data.

Les voitures d'occasion n'attirent quant à elles plus personne : l’occasion perd -19,5 % en juillet soit 425 439 achats seulement. Les modèles les moins désirés sont ceux qui ont moins de cinq ans, en baisse de 29,3%.

 

Un petit groupe d'élus

 

Seules les voitures électrifiées résistent à la noyade. Les ventes augmentent en effet de 69% même si leur part de marché ne dépasse pas 12% contre presque 40% pour les voitures à essence. 

"Le marché poursuit sur la voie de l’électrification et il est intéressant d’observer les profils d’acheteurs de voitures électriques et hybrides rechargeables, très différent de celui des voitures thermiques", remarque Marie-Laure Nivot.

En effet, les propriétaires de voitures électrifiées sont en général plus âgés et aisés que ceux des voitures non électrifiées. Davantage d'hommes aussi achètent des voitures électrifiées (65% contre 62%). Parce que plus aisés, ils optent aussi pour un modèle neuf (43%) quand les acheteurs de voitures non-électriques penchent massivement (89%) pour l'occasion. 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article