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Régulation / Concurrence / cryptomonnaies / archax / Banque de France

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Cryptomonnaies : Archax innove pour plus de transparence

Alors que les places d'échanges de cryptomonnaies ont subi de nombreux piratages, une start-up surprend en créant un pont crédible entre les plateformes et l’espace institutionnel traditionnel.
Bitcoins - monnaie virtuelle - illustration
Bitcoins - monnaie virtuelle - illustration

Nés au début des années 2010, les crypto-actifs ne cessent de faire parler d’eux. Dans un monde financier numérique par essence très risqué, nombreux sont les acteurs qui ont préféré rester à côté. Et pour cause, les crypto-actifs inquiètent les régulateurs du monde entier. D’abord, ils sont particulièrement spéculatifs. A titre d’exemple, le cours du bitcoin sur la période 2015-2018 est similaire à l’engouement soudain pour le bulbe des tulipes au milieu du XVIIème siècle, connu comme la première bulle spéculative de l’histoire. Ce qui n’empêchent pas les plates-formes d’échange des crypto-actifs contre de la “vraie” monnaie de se développer, et avec elles, la construction de fonds et d’instruments dérivés - par exemple sur le Chicago Board Options Exchange ou le Chicago Mercantile Exchange. Tout cela sans aucune réglementation.

Dans un rapport daté du 5 mars 2018, la Banque de France revient en détail sur les cryptomonnaies, les risques et les enjeux qui leurs sont liés. D’après ses auteurs, “l’anonymat qui caractérise les mécanismes d’émission et de transfert de la plupart crypto-actifs favorise avant tout un risque d’utilisation de ces actifs à des fins criminelles [...] ou à des fins de blanchiment ou de financement du terrorisme”.

Par ailleurs, alors que la cryptomonnaie n’est pas une réserve de valeur et n’offre aucune garantie de remboursement en cas de fraude, les piratages des portefeuilles électroniques ne cessent de se multiplier. En janvier 2018, Coincheck est victime du vol de 530 millions de dollars. Trois ans auparavant, c’est MtGox qui fait faillite à la suite d’une fraude interne permettant de détourner des bitcoins pour un total de 360 millions de dollars. Ou encore Bithumb, le quatrième échangeur de bitcoin en Corée du Sud, qui a perdu 30 millions de dollars après un piratage. C’est donc à la fois pour assurer la stabilité financière mondiale, lutter contre le blanchiment d’argent, le terrorisme mais aussi pour protéger les investisseurs, que la régulation dans le secteur de la cryptomonnaie apparaît essentielle.

C’est tout l’enjeu de la start-up Archax qui vient de signer un partenariat avec Custom House Global Fund Services, un administrateur de fonds qui gère plus de 24 milliards de dollars pour le compte de 500 fonds d’investissement. Cette start-up, créée en avril et basée à Londres, vise à fournir aux investisseurs institutionnels un lieu d’achat et de vente de cryptomonnaies. Grâce au savoir-faire de Custom House qui évaluera l’identité et le risque associé aux sociétés qui négocient sur la plateforme, Archax entend renforcer ses défenses en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Graham Rodford, directeur général et cofondateur d’Archax, a ainsi déclaré : “Venant du secteur des hedge funds, nous réalisons à quel point il est important pour les institutions et leurs clients de savoir exactement qui sont leurs contreparties commerciales, ainsi que la provenance exacte des fonds.” Une démarche de transparence bienvenue dans ce marché encore très opaque.

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