Le comité exécutif d’Engie désormais doté d’un COO
Il y a un peu plus de deux ans, une nouvelle équipe était mise en place pour porter le plan de transformation d’Engie. A cette période, Isabelle Kocher prenait également la direction générale du groupe, ce qui avait entraîné de facto un certain nombre de mouvements au comité exécutif. Depuis, la composition de la haute instance n’a varié qu’à la marge. Les membres du Comex restent responsables d’un volet opérationnel et d’un autre fonctionnel, permettant de décloisonner et de responsabiliser les différentes fonctions. Et cet été, Engie a annoncé la nomination d’un directeur des opérations (COO) "afin de coordonner les efforts de performance des entités opérationnelles" du groupe.
La tâche incombe à Paulo Almirante (université catholique de Lisbonne, London business school). "Je (lui) ai demandé de coordonner les efforts pour tirer le plein potentiel de nos trois moteurs de croissance - la production d’électricité bas carbone, les infrastructures et les solutions clients", a expliqué Isabelle Kocher (ENS, Mines), la directrice générale. L’intéressé reste par ailleurs en charge de ses anciens sujets. Ainsi pilote-t-il la transformation des centrales électriques d’Engie en Europe pour en faire un outil industriel flexible et rentable. Il développe également les activités du groupe au Brésil et au Moyen-Orient. Il s’occupe aussi de la responsabilité environnementale et sociétale.
Du côté des changements qui ont eu lieu ces deux dernières années : Sandra Lagumina a été remplacée en 2017 par Didier Holleaux. Entre Paris et Singapour, ce dernier supervise depuis les business units Elengy, GRDF, GRTgaz, Storengy, Asie Pacifique, Chine et GTT. Cet X-Mines était déjà membre du Comex et a une véritable connaissance des métiers de la chaîne du gaz. Il a aussi continué à superviser la direction sourcing stratégique & achats, la direction des projets industriels et la direction du développement nucléaire.
Par ailleurs, l’Indien Shankar Krishnamoorthy (Delhi College of Engineering) avait été promu DGA en charge des cinq métiers du groupe, de la BU Tractebel et de la direction de la stratégie. Ce dernier a œuvré par le passé à la croissance du groupe au Moyen-Orient. Un peu plus tôt, fin 2016, la BU France BtoB et de la BU Hydrogène avait changé de mains et était tombée dans celles de Franck Bruel (HEC). L’homme a travaillé auparavant en France et à l’international, chez L’Oréal, Saint-Gobain, Pinault ou encore Sonepar.
Côté BU toujours, sont restés à leurs postes Pierre Mongin (Paris 1, Sciences Po, ENA), l’ancien patron de la RATP pendant près de 10 ans, mais aussi Pierre Chareyre (Paris 1, IEP Paris), un dirigeant qui a passé une bonne partie de sa carrière chez GDF Suez, et qui a notamment occupé des postes opérationnels et de direction financière en France, au Royaume Uni et en Belgique. Pour sa part, Judith Hartmann est à la tête de la BU Royaume-Uni et Amérique du Nord. Cette Autrichienne, docteure en économie, s’occupe aussi des finances.
Enfin, Thierry Lepercq (HEC, université de Caroline du Nord), entrepreneur et co-fondateur de Solairedirect - société acquise par Engie -, est en charge de la recherche, de la technologie ainsi que de l’innovation. Ana Busto, qui est à la tête de la communication et de la marque, nous vient d’Espagne, mais a été diplômée aux Pays-Bas et en Belgique. Elle est une ancienne de Sodexo. Yves Le Gélard (HEC) est pour sa part chief digital officer et directeur des systèmes d’information. Auparavant, il a connu Capgemini, SAP et IBM France. Enfin, Pierre Deheunynck (Paris I), qui a travaillé pendant plus de 20 ans chez Danone en Europe, en Indonésie, à Singapour et en Chine, est en charge des RH, de global business support (le centre de services partagés du groupe, de la transformation, de la santé sécurité et de l’immobilier).
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