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Suez / Engie
Suez crée la valeur que détruit Engie
Les derniers comptes de Suez présentés par Jean-Louis Chaussade sont sans appel. Il ne manque rien. Tous les objectifs fixés par le conseil d’administration pour 2018 ont été dépassés. Le chiffre d’affaires a progressé de près de 12 % l’an passé à données comparables. Le résultat opérationnel s’est amélioré de 8 %. Ce qui a permis à la marge opérationnelle d’atteindre 16 %. Quant au résultat net part du groupe, il a augmenté de 13,4 % à 335 millions d’euros. De fait Suez a pu dégager un free cash-flow de 1,02 milliard d’euros.
Comme il s’y était engagé, Jean-Louis Chaussade a continué d’améliorer la performance opérationnelle de Suez avec des économies qui ont porté sur 210 millions d’euros. Et cela grâce notamment à la mutualisation des fonctions commerciales et supports et la mise en place d’un management commun pour les métiers de l’eau du recyclage et de la valorisation.
C’est l’activité Water technologies & Solutions qui a le mieux performé avec une croissance organique de près de 7 % du chiffre d’affaires à 2,4 milliards d’euros et un résultat opérationnel en croissance de 14,1 %. De fait la marge de cette activité qui était de 3 % en 2017 a atteint 10,4 % l’an passé. Et cela va se poursuivre puisque les commandes de cette activité ont progressé de 11 %. Les besoins en technologies de recyclages de la Chine et du Moyen-Orient vont continuer de tirer la croissance de ce pôle.
Dans ces conditions, Bertrand Camus prend les commandes du groupe avec une stratégie et des objectifs clairs. D’abord la volonté de continuer à créer de la valeur – à l’inverse de l’actionnaire principal de Suez, Engie – en mettant l’accent sur les marchés internationaux et les clients industriels. Ensuite, la priorité donnée à la génération de cash. Enfin l’obsession d’améliorer sans cesse l’efficacité opérationnelle par une politique rigoureuse de maîtrise des coûts. De fait Suez devrait afficher en 2019 une croissance organique de 2 à 3 % avec un résultat opérationnel progressant deux fois plus vite et un free cash-flow permettant de réduire à nouveau l’endettement. Quant aux actionnaires ils devraient continuer à percevoir un dividende de 0,65 euro. Ce qui leur assure un rendement de 5,7, deux à trois fois supérieur à la moyenne des actions françaises. Quant à Jean-Louis Chaussade, nommé président pour un an, il ne sera pas loin pour cornaquer son nouveau directeur général et lui faire part de son expérience.
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