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Fin du suspens : Bertrand Camus devient DG de Suez

Le DG adjoint en charge des régions Afrique, Moyen-Orient, Inde, Asie et Pacifique a été désigné comme successeur de Jean-Louis Chaussade. Les regards se tournent maintenant vers la présidence.
Bertrand Camus - Suez
Bertrand Camus - Suez

Le chemin aura été long et le suspens ne se sera pas tari. Depuis plusieurs semaines, les noms de Bertrand Camus et Marie-Ange Debon avaient distancé ceux de leurs concurrents dans la course à la direction générale de Suez. Toutefois, il était difficile de dire qui pouvait l'emporter. Il y a encore un mois, Marie-Ange Debon, DGA chargée de la France, de l’Italie et de l’Europe Centrale et Orientale, semblait en pôle position. Mais c'est finalement Bertrand Camus qui a su tirer son épingle du jeu.

Le conseil d'administration a désigné ce jeudi le directeur général adjoint en charge des régions Afrique, Moyen-Orient et Asie Pacifique, comme successeur de Jean-Louis Chaussade, qui sera atteint l'an prochain par la limite d'âge. Un peu plus tôt, c'est le comité des nominations et de la gouvernance, présidé par Anne Lauvergeon, et composé de Nicolas Bazire, Valérie Bernis et Lorenz d'Este, qui avait validé le candidat à l'unanimité. Ce dernier aurait réussi à convaincre les administrateurs grâce à son plan ambitieux pour Suez.

Fils de sous-préfet né en 1967, Bertrand Camus est ingénieur de formation. Après les bancs des Ponts et Chaussées, il intègre BNP Paribas en tant que chargé d'affaires. Puis il rejoint en 1994 le groupe Lyonnaise des Eaux, devenu Suez Environnement et enfin Suez. Il y montera peu à peu les marches. Il a été directeur du développement à la Lyonnaise des Eaux South East Asia à Kuala Lumpur en Malaisie, directeur général adjoint de la filiale Aguas Argentinas à Buenos Aires en Argentine, directeur de l'audit interne du groupe, DG de Suez Environnement North America et de sa filiale United Water. En 2015, il prend le titre de directeur eau France et DGA de la division eau Europe. C'est en mars 2018, alors que Jean-Louis Chaussade réorganise les équipes, qu'il est promu à son poste de DGA en charge des régions Afrique, Moyen-Orient, Inde, Asie et Pacifique. Une réorganisation pour redynamiser le groupe mais qui donnait également des indices sur les potentiels candidats en lice pour succéder à l'homme fort. 

Ce qui semblait ressortir de ces évolutions et des informations de ces derniers mois, c'est qu'une candidature en interne était privilégiée - même si un cabinet de chasseurs de têtes a été mandaté pour examiner des profils externes. Signe que Suez avait réussi à faire grandir son vivier de talents, de sorte que l'entreprise avait même le choix dans ses rangs. Mais ces différentes candidatures soulevaient bon nombre d'interrogations : un profil financier pouvait-il être privilégié, un profil féminin ou encore un profil d'ingénieur ? Finalement, c'est donc un dirigeant ayant une forte expérience internationale (à l'heure où Suez continue de viser l'étranger) et industrielle (rappelons que le groupe a acquis GE Water l'an dernier) qui a été choisi.

Suez doit maintenant se trouver un président, Gérard Mestrallet (ex-patron d'Engie, principal actionnaire de Suez) atteignant également la limite d'âge. Et le siège ne manquerait pas de candidats. Jean-Louis Chaussade, DG depuis 2008, voudrait poursuivre à ce poste non-exécutif. Mais il ne serait pas le seul : les deux têtes d'Engie seraient aussi à la manoeuvre, à savoir Isabelle Kocher, directrice générale, et Jean-Pierre Clamadieu, son nouveau président. Si jusque-là la passation de pouvoir chez Engie semblait bien se dérouler depuis le départ de Gérard Mestrallet, la présidence de Suez attiserait les convoitises. Hier soir, le conseil d'administration a simplement indiqué qu'il ferait son choix d'ici la fin du premier trimestre 2019.

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