WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Apple / Publication des résultats

Publications, Résultats
Apple / Publication des résultats

Apple a-t-il quelque chose à cacher ?

La firme à la Pomme a publié des résultats décevants au troisième trimestre, qui font reculer le titre de plus de 6 % ce vendredi. Mais elle a surtout annoncé qu’elle n’allait plus publier ses ventes par type de produit, ce qui a déplu aux investisseurs qui s’interrogent sur la raison de cette décision.
femme - diversité - Apple - iPad
femme - diversité - Apple - iPad

Alors que les marchés américains étaient dans le vert ce vendredi en raison d’un rapport sur l’emploi encore particulièrement dynamique – avec 250.000 emplois créés, et un taux de chômage à 3,7 %, soit son niveau le plus faible depuis 49 ans – un titre pesait sur l’ensemble de l’indice : Apple. La plus grosse capitalisation boursière mondiale chute actuellement de plus de 6 % et est sur le point de franchir le seuil des 1.000 milliards de dollars en Bourse, en raison de résultats décevants mais aussi d’une annonce inhabituelle et inquiétante.

Certes, le groupe de Tim Cook a dévoilé des revenus et profits records et ce, pour le quatrième trimestre consécutif, et une croissance à deux chiffres dans toutes les zones géographiques y compris la Chine. Mais il a projeté de 89 à 93 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour le dernier trimestre, soit une hausse modeste sur un an, ce qui a largement déçu les investisseurs. Surtout, il ne compte plus dévoiler les détails de ses ventes par produit (iPhone, iPad et Mac) mais donnera davantage d’informations sur les services, a-t-il annoncé. Une communication pour le moins liminaire, qui ne fait que poser plus de questions et a fait dégringoler le titre. Et incité chaque analyste à y aller de sa propre spéculation.

Une annonce à "faire décrocher la mâchoire", a jugé Daniel Ives de Wedbush Securities. "Cela va être une pilule difficile à avaler ce matin car la transparence de la firme de Cupertino en prend un coup étant donné que le suivi des volumes d’iPhones est devenu une habitude pour tout investisseur qui a suivi l’histoire de près dans la dernière décennie et est critique pour la thèse". Pour Jefferies, cela pourrait alimenter "les peurs que la société a quelque chose à cacher. Mais de l’autre côté, elle publiera pour la première fois la marge brute des services, un catalyse potentiel pour le titre".

UBS se montre de son côté plus indulgent : "Étant donné l’historique de prix et les différences de prix importantes sur l’iPhone, nous comprenons la logique. Mais il est toujours mieux de le faire d’une position de force que lors d’une baisse légère des ventes directes sur un an en septembre. Le calcul autour de la croissance des unités est clair et chaque investisseur le sait : le marché est saturé et les cycles de renouvellement se sont allongés de 3 à 4 mois dans les dernières années". Enfin, Apple veut en réalité détourner l’attention des investisseurs de cette métrique, qui est selon lui moins parlant chaque trimestre et probablement de moins en moins impressionnant. "Nous pensons qu’Apple essaie de changer le focus vers sa base installée globale et les revenus de services par utilisateur", conclut Piper Jaffray. En attendant, le marché n’aime pas les changements, et le fait savoir.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article