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Evenements / Vinci / Gatwick

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Vinci / Gatwick

Vinci prend les commandes de Gatwick

La transaction de 3,2 milliards d'euros, qui permettra au géant du BTP français de porter son réseau à 46 aéroports, va bientôt être finalisée. Mais elle n'enlève rien à ses ambitions sur ADP, affirme-t-il.
Rafale - avion
Rafale - avion

Dans un communiqué paru ce matin, Vinci dévoile que sa filiale Vinci Airports devient l'actionnaire majoritaire à 50,01 % de l’aéroport London Gatwick, Gatwick Airport Limited. La transaction s'élève à 3,22 milliards d’euros et doit être finalisée au cours des six premiers mois de 2019, un pas décisif sur un marché où les opportunités sont rares.

Celui qui vient de renoncer à récupérer l’argent dû par les automobilistes sur les autoroutes françaises qu’il exploite, se réconforte autrement en cette fin d’année. Car grâce à cette nouvelle acquisition, la filiale du géant français s’enrichit du huitième aéroport d’Europe, qui vient s’ajouter aux 46 hubs déjà exploités. London Gatwick deviendra de loin le plus grand aéroport du portefeuille mondial du groupe, augmentant d’un quart le nombre total de passagers traités par sa division aéroports.

Une opération onéreuse tout de même, puisqu’elle dépasse de plus de 500 millions d’euros le bénéfice net de Vinci en 2017, à 2,44 milliards d'euros. Mais la rentabilité s'appréciera sur le long terme. En dix ans, l’aéroport a versé à ses propriétaires actuels 1,44 milliard d’euros de dividendes et dégagé un flux de trésorerie d’exploitation de 2,77 milliards d'euros. 

L’annonce de l’opération a été l’occasion pour le directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports, Nicolas Notebaert, de souligner à Reuters que la transaction “ne signifiait ‘pas du tout’ que le groupe jette l’éponge dans le dossier ADP car il s’estime en mesure de mener les deux”. Quant au sujet houleux du Brexit, le DG a admis qu’il diminuait le potentiel de l’aéroport. Cependant, sa licence illimitée que promet l’opération Gatwick “s’inscrit parfaitement dans la stratégie du groupe visant à allonger la durée des concessions”.

La vente avait été retardée en raison de nombreux drones pirates qui volaient au-dessus de l’aéroport entre le 19 et le 21 décembre, causant des centaines d’annulation et de détournements d’avions, et perturbant les trajets de 140.000 passagers. Les auteurs du délit sont encore inconnus à ce jour.

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