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Tous les feux sont au vert pour Vinci

Publications, Résultats / Vinci / ADP / Xavier Huillard

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Vinci / ADP / Xavier Huillard

Tous les feux sont au vert pour Vinci

Au cours de la première partie de l’année, le groupe dirigé par Xavier Huillard a vu s’évanouir son projet d’acquisition d’ADP. Mais il a montré qu’il n’en avait pas un besoin immédiat pour faire de la croissance soutenue et rentable.
Xavier Huillard - Vinci
Xavier Huillard - Vinci

L’évènement principal du premier semestre pour Vinci - et dont le groupe ne dit pas un mot dans son communiqué - c’est évidemment le report de la privatisation du groupe ADP, pour cause de référendum d’initiative partagée. Une première dans notre histoire institutionnelle qui fait que pendant neuf mois les Français sont invités (ou pas) à dire s’ils souhaitent qu’ADP reste dans le giron de l’État. Pour l’heure ce référendum en ligne semble démarrer doucement. Et il ne faut pas exclure que cette manœuvre échoue. Si bien qu’in fine le gouvernement pourrait alors privatiser ADP en 2020, malgré l’aspect désormais très sensible de cette privatisation.

En attendant Vinci déroule son activité comme prévu, malgré cet aléa. Le groupe a vu son chiffre d’affaires progresser de 10 % au cours des six premiers mois de l’année à 21,7 milliards d’euros. Avec toujours une activité concessions très dynamique (+ 12 %) et une activité contracting (+ 10 %) plus soutenue que prévu. Tout cela a permis au groupe de dégager un résultat opérationnel sur activité de 2,3 milliards d’euros en progrès de 9,1 % et surtout un résultat net part du groupe de 1,4 milliard d’euros (+4,5 %). À cela s’est ajoutée une génération de cash-flow disponible en hausse de 0,5 milliard d’euros par rapport au premier semestre 2018.

C’est dire si tous les voyants sont au vert sur la piste des résultats de Vinci pour l’ensemble de cette année. Dans ces conditions les dirigeants du groupe n’ont pas hésité à confirmer la perspective d’une hausse de son chiffre d’affaires et de son résultat pour l’ensemble de 2019. Preuve de cette confiance dans la capacité du groupe à délivrer des résultats en ligne : le paiement d’un acompte sur dividende au titre de l’exercice 2019 d’un montant de 0,79 euro par action, en hausse de 5,3 %.

À plus long terme, et toujours sans parler d’ADP, les perspectives de Vinci restent favorables en dépit du déséquilibre de rentabilité entre le pôle concessions et le pôle contracting. Le carnet de commandes au 30 juin 2019 progresse dans tous les pôles de métiers pour s’établir à 36,2 milliards d’euros, plus haut historique, en hausse de 9 % par rapport au 31 décembre 2018 et de 11 % sur 12 mois. L’international représente 57 % de ce carnet de commandes au lieu de 51 % à fin juin 2018. Tout cela justifie largement que le cours de Vinci s’envole et que la capitalisation boursière du groupe gagne près de 2 milliards d’euros depuis l’ouverture de la séance boursière.

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