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Vinci reste « le roi du cash » / Avec de fortes ambitions dans les énergies renouvelables en 2023
L’année 2022 aura bien été celle du retour à la normale, ou presque, pour Vinci. Les activités de concessions du groupe, qu’elles soient autoroutières ou aéroportuaires, la filiale Cobra IS, spécialisée dans les concessions d’énergie renouvelable, mais aussi la branche de services multi-techniques Vinci Energies, ou les pôles Construction et Immobilier ont connu un tel rebond l’an dernier que leurs résultats ont retrouvé des niveaux "très proches ou supérieurs à ceux réalisés avant la pandémie de Covid-19", a souligné à juste titre l’entreprise.
Le groupe de Xavier Huillard, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 61,7 milliards d’euros, en hausse de 25 %, progression à laquelle les variations de périmètre - concernant essentiellement l’intégration de Cobra IS, acquis fin 2021 - ont compté pour 12,5 %. Par rapport à 2019, année ayant précédé la crise sanitaire, la hausse du chiffre d’affaires a atteint 28 %.
Le résultat opérationnel sur activité (ROPA), a progressé encore plus vite que l’activité. A 6,8 milliards d’euros, sa hausse est de 44,5 % par rapport aux 4,7 milliards de 2021. Quant au résultat net part du groupe, il s’est envolé de 64 %, à 4,26 milliards d’euros. Autant de performances supérieures aux attentes, alors que les analystes sondés par FactSet prévoyaient en moyenne un bénéfice net de 4,2 milliards d’euros, un résultat opérationnel d’activité de 6,6 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de 60,5 milliards d’euros.
Les aéroports se distinguent
Dans le détail, pour le seul quatrième trimestre, "Vinci Autoroutes a largement répondu aux attentes, avec un trafic en légère baisse et une marge d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 73,6 %", notent les analystes d’UBS, tandis que "Vinci Energies a connu une très bonne fin d’année avec une croissance du chiffre d’affaires de 11 % et des marges en hausse de 30 points de base". Si par ailleurs, les performances de Cobra IS se sont révélées "conformes aux prévisions" et que le "secteur de la construction s’est également bien comporté", la banque suisse souligne que la bonne surprise est surtout venue des aéroports. Le résultat opérationnel de 983 millions d’euros atteint sur l’année par Vinci Airports est "très proche du pic de 2019", observe l’intermédiaire financier.
Mais s’il y a un point sur lequel Vinci a impressionné, c’est sur le cash-flow libre généré. Celui-ci a atteint un nouveau record à 5,4 milliards d’euros. C’est "plus de 1 milliard d’euros au-dessus des attentes", constatent de leur côté les analystes de Barclays, pour qui Vinci reste " le roi du cash". Une performance qui, outre la croissance de l’Ebitda, traduit une stabilisation du besoin en fonds de roulement grâce à un niveau élevé d’encaissements en fin d’exercice. C’est important, car cela soutient les investissements en cours dans les projets de croissance, en particulier lorsque Vinci cherche à accroître son exposition aux énergies renouvelables.
Mégatendances
Dans la production d’énergie renouvelable justement, une nouvelle page va s’ouvrir en 2023 pour le groupe avec la mise en service de la ferme photovoltaïque de Belmonte au Brésil, d’une capacité de 0,6 gigawatts (GW). Et de nouveaux projets, totalisant 1,4 GW supplémentaire devraient entrer en phase de construction dans les prochains mois en Espagne et en Amérique latine.
Dans un contexte de ralentissement économique, la prévision donnée par Vinci pour 2023 d’"une nouvelle progression de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel d’une ampleur toutefois plus modeste que celle observée en 2022 " accompagnée d’une hausse légère du résultat net malgré la hausse des frais financiers, est bien perçue. "La prévision d’une nouvelle croissance des bénéfices reflète les mégatendances dont bénéficie Vinci comme la numérisation et la transition énergétique, tandis que la forte génération de cash donne à Vinci la puissance nécessaire pour capitaliser sur ces tendances", résume la banque Jefferies.
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