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Fusions, Acquisitions / Generali / Allemagne / Assurance / Fusions & Acquisitions

Fusions, Acquisitions
Generali / Allemagne / Assurance / Fusions & Acquisitions

Pourquoi Generali surveille de près l’Allemagne

Philippe Donnet, le patron de l’assureur italien a accordé une interview au quotidien Handelsblatt dans laquelle il avoue envisager une opération de croissance externe en Allemagne. Avec pour ambition de devenir le premier assureur européen.
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Generali a longtemps souffert de luttes intestines et d’une mauvaise rentabilité comparée à celle de ses deux concurrents européens Allianz et Axa. Nommé à sa tête en 2016, grâce notamment à la pression exercée par Vincent Bolloré, l’un des principaux actionnaires indirects de Generali à travers Mediobanca, Philippe Donnet a fait un colossal travail de remise en ordre. Ce qui lui permet aujourd’hui de regarder à nouveau des opportunités de croissance externe en Europe, ainsi qu’il vient de l’affirmer – et ce n’est pas un hasard – au quotidien économique allemand Handelsblatt.

Interrogé sur sa présence en Allemagne, le patron de Generali a été très clair : "Je suis heureux d'avoir maintenant les possibilités financières d'investir davantage en Allemagne. Une partie de ce financement est destinée à la croissance organique. Toutefois, il peut également y avoir la possibilité d'une acquisition très ciblée. Nous gardons toujours les yeux ouverts." Avant d’ajouter : "Dans le monde réel, il n'y a pas de candidat idéal. Nous aimons l'assurance dommages, les contrats en unités de compte et la gestion d'actifs. Des synergies doivent être développées sur cette base. Il peut s'agir d'un candidat allemand ou d'un autre pays européen en dehors de l'Italie. Mais si ça marchait en Allemagne, ce serait génial." On ne peut être plus clair.

Pourquoi cet intérêt pour la vieille Europe alors que ses concurrents regardent vers des horizons plus lointains. Parce que les Européens épargnent massivement. Ce qui constitue une aubaine pour les assureurs. Et parce que cela reste un continent riche où il y a beaucoup de biens à assurer en matière de dommages. D’où l’ambition de Philippe Donnet de faire de Generali le premier assureur européen. Non pas en termes de capitalisation boursière. Mais en activité. D’où son cri du cœur à l’intention des lecteurs allemands : "L'Europe reste un marché très attractif pour nous. Les politiciens gèrent les gouvernements, mais nous gérons les affaires ! Je m'inquiète plus que les citoyens européens. Et je ne pense pas que ce soit la fin de l'Europe."

Toute la question est de savoir quoi racheter en Allemagne. Bien sûr les assureurs vie souffrent très largement de l’environnement actuel marqué par des taux bas. Bien sûr le futur rapprochement entre la Deutsche Bank et la Commerzbank pourrait ouvrir des opportunités. Bien sûr Generali peut aussi entrer sur le marché par le biais de l’assurtech. Surtout à un moment où Amazon a placé également l’Allemagne en tête de sa liste de cibles potentielles dans le domaine de l’assurance. Le gros avantage de Generali aujourd’hui est sa solidité financière avec une notation bien supérieure à celle de l’État italien. Une chose est certaine, Philippe Donnet ne s’est pas avancé aussi loin dans la presse allemande sans avoir une idée très précise derrière la tête. Avec ensuite en ligne de mire le renouvellement de son mandat au printemps prochain. Mais qui ne devrait poser aucun problème, compte tenu de la qualité de sa gestion.

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