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Banques / Deutsche Bank / Commerzbank / Unicredit / ing / Fusions & Acquisitions

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Deutsche Bank / Commerzbank / Unicredit / ing / Fusions & Acquisitions

M&A bancaires : Deutsche Bank, Commerzbank, UniCredit, ING...

Après six semaines de discussions, le verdict est tombé : Deutsche Bank et Commerzbank ne se marieront pas. En Europe, les cartes sont redistribuées.
Deutsche Bank - logo
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Jugée complexe et risquée, la transaction est abandonnée. Après six semaines de discussions, Deutsche Bank et Commerzbank ont mis fin aux rumeurs de mariage. Un échec majeur pour la politique industrielle menée par le ministre allemand des Finances Olaf Scholz. Mais une victoire du côté des actionnaires et des employés.

Dès le début, le PDG de Deutsche Bank Christian Sewing jouait le sceptique, ce qui aujourd'hui joue en sa faveur. Et son homologue Martin Zielke, qui laisse entendre depuis longtemps qu'il ne croit plus en l'avenir de Commerzbank en cavalier seul, apparaît aux yeux de tous comme le grand perdant des négociations. Mais il ne faut pas en douter : aujourd'hui dans le fond, les deux établissements en fortes difficultés financières y laissent des plumes.

Comme le révélait la semaine dernière La Lettre de l'Expansion, Deutsche Bank et Commerzbank n'ont pas su s'entendre sur l'estimation du nombre de clients qui leur feraient défaut en cas de fusion. Optimiste ici encore, Commerzbank estimait une perte de 500 millions d'euros du chiffre d'affaires, contre le double pour Deutsche Bank. Au-delà de ce type de désaccords, les employés des prêteurs ont su se défendre. Les syndicalistes et comités d'entreprise n'ont eu cesse de dénoncer le projet, estimant une perte de 30.000 emplois. Sans compter les préoccupations croissantes des actionnaires.

Deutsche Bank va désormais devoir mettre en place un plan crédible sur la manière dont elle compte augmenter durablement la rentabilité de sa banque d'investissement. Sur les trois premiers mois de l'année, les bénéfices avant impôts de la banque se sont élevés à 290 millions d'euros, en baisse pour la troisième année consécutive. Le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 8 % à 6,4 milliards d'euros, tandis que celui de sa banque de financement et d'investissement a baissé de 14 % à 3,3 milliards d'euros. En revanche, la banque présente un résultat net d'environ 200 millions d'euros, en hausse de plus de 65 % par rapport à l'année dernière (les résultats complets seront officiellement présentés demain).

Quant aux bras ouverts de Martin Zielke, ils finiront par trouver preneur. Certains acteurs internationaux tels que l'Italien UniCredit et le néerlandais ING ont déjà manifesté leur intérêt pour une fusion. Le contexte de taux historiquement bas, un contexte de concurrence intérieure et extérieure féroce et les coûts réglementaires croissants ne cessent de peser sur le secteur bancaire européen, qui a plus que jamais besoin d'unir ses forces. 

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