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Plus de blabla du tout en France pour ING Direct
Annoncée en juin dernier, la "revue stratégique" d’ING sur sa filiale numérique ING Direct en France n’a pas provoqué de miracle : l’ayant menée à terme, l’établissement financier néerlandais a annoncé sans surprise qu’il allait mettre fin à ses activités de banque de détail. "Les collaborateurs d’ING en France ont été informés aujourd'hui de la conclusion de la revue stratégique. Un accord a été signé avec les organisations syndicales représentatives sur les mesures d’accompagnement d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) concernant environ 460 suppressions de postes", a-t-il indiqué sur son site internet français.
Le nombre de suppressions de postes prévues par le PSE est donc légèrement inférieur aux informations qui avaient filtré jusqu’ici, mais il représente malgré tout la totalité des emplois du périmètre concerné – la CGT avait évoqué 496 emplois et la presse jusqu’à 517 emplois, sur les 680-et-quelque que compte le groupe en France (ING Direct et ING Wholesale Banking, qui sert la clientèle des entreprises et des institutions financières). Le PSE reste soumis à l’approbation des autorités, en l’occurrence la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DRIEETS).
Cette phase étant la plus lourde, trouver un repreneur pour le portefeuille de clients et les actifs est de l’ordre de la formalité : ING Direct est le numéro deux de la banque en ligne en France fort d’un million de clients, à travers une offre de comptes courants, de crédits immobiliers, de prêts à la consommation et de produits d'investissement. Des discussions avec plusieurs prétendants sont d’ailleurs en cours – ING ne souhaite citer aucun nom mais ceux de la Société Générale (dont la filiale Boursorama est numéro un français de la banque en ligne avec 3 millions de clients annoncés en septembre) et de ses concurrents les plus proches Fortuneo (filiale du Crédit Mutuel Arkea) et Hello Bank (filiale de BNP Paribas), qui cherchent à recoller au leader, reviennent fréquemment.
Dans cette activité, peu capitalistique car sans réseau d’agences, mais qui vend des produits aux marges faibles dans un contexte de faiblesse des taux, l’effet de taille est essentiel pour atteindre la rentabilité. ING Direct en a fait l’amère expérience : "Nous avons décidé de nous retirer du marché français de la banque de détail, en concentrant notre portefeuille sur les activités où nous pouvons bénéficier d'un effet de taille", confirme Aris Bogdaneris, responsable de la banque de détail et des marchés de croissance d’ING, dans la version anglophone du communiqué.
Suite à la fermeture d’ING Direct, le groupe passera une provision de restructuration dans ses comptes du quatrième trimestre ; mais il n'en a pas précisé le montant.
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