Macro-économie / Taux / licenciements / Chômage / UK / britanniques
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Royaume-Uni : un employeur sur trois prévoit de licencier à court terme
Alors que l’économie britannique cherche à rebondir après un confinement très douloureux, le marché du travail rentre à son tour en crise. Crise qui risque de nuire gravement à la relance, d’autant plus que le gouvernement qui payait les salaires de près de 9,6 millions d'employés a commencé à mettre fin au programme de soutien, alors même que de nombreuses entreprises sont toujours en difficulté. Selon une enquête menée auprès de 2.000 employeurs par l'organisme des ressources humaines du CIPD et du groupe Adecco, c’est environ 1/3 des employeurs qui envisagent des suppressions d’emplois ce trimestre, en hausse de 11 % par rapport au trimestre du printemps.
Ces suppressions d’emploi touchent en particulier les entreprises du secteur privé : 38% d'entre elles déclarent avoir l'intention de supprimer des emplois dans les trois prochains mois, contre 23 % au printemps. Pour le secteur associatif, ce chiffre s'élève à 28 %, soit une augmentation significative de 11 points de pourcentage. En comparaison, seulement 16 % des employeurs du secteur public prévoient des suppressions d'emplois au cours du trimestre en cours, ce qui correspond globalement au deuxième trimestre. Le coût direct moyen des licenciements pour les employeurs devrait s'élever à 11.125 £, avec un coût moyen dans le secteur public (19.821 £) supérieur à celui du secteur privé (10.628 £).
Ces suppressions d’emploi risquent de dépasser les intentions de recrutement. Alors que seulement 21% des organisations déclarent que les recrutements et les licenciements augmenteront leurs effectifs, 29% déclarent avoir l'intention de les réduire, soit une hausse de 7% par rapport à l'enquête de printemps.
Côté salaires, leur croissance semble également appelée à être modérée. Près de 40 % des entreprises du secteur privé prévoient un gel des salaires au cours des 12 prochains mois. Le secteur public, lui, prévoit une augmentation des salaires de base de 1,7 %.
L’étude a également montré que les employeurs ont exploré diverses options pour éviter ou réduire au minimum les licenciements en réponse à la pandémie actuelle : gel du recrutement, flexibilité salariale, ou encore chômage partiel. Enfin, la majorité des employeurs déclare être favorable au gel du National Living Wage (Smic britannique) à son taux actuel (un peu moins de six employeurs sur dix). Deux tiers des employeurs sont également très favorables à la politique du gouvernement visant à étendre le taux de chômage des adultes aux 21-24 ans d'ici 2024.
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