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Mark Zuckerberg se rêve-t-il en Elon Musk ? / Des méthodes managériales qui se rejoignent et un Twitter bis à l'étude
Nouvelle année et… nouveau plan social. Les salariés de Meta ont reçu, cette semaine, une lettre de leur patron Mark Zuckerberg. Dans l’idée, il souhaitait ainsi offrir à ses employés une mise à jour sur l’année à venir, qu’il a lui-même baptisée "l’année de l’efficacité". En réalité, le billet – publié par la suite sur le compte Facebook de son fondateur – n’a pas dû être reçu avec un grand enthousiasme de la part des collaborateurs de Meta.
Et pour cause : il contenait l’annonce d’une vague de licenciements de 10 000 salariés à travers le monde. De plus, 5 000 offres d’emplois à pourvoir vont être retirées. Le plan social intervient alors même que la firme de Menlo Park a déjà licencié 11 000 de ses collaborateurs en novembre dernier. Meta s’est ainsi séparé de 24 % de sa masse salariale en moins de cinq mois.
Le plan social s’inscrit, certes, dans une optique d’une meilleure gestion des coûts. Égaré dans son projet de métavers, Mark Zuckerberg a déçu les investisseurs tout au long de l’année dernière. Alors à l’occasion de la présentation des résultats de l’exercice 2022, le patron a fait son mea culpa. En 2023, les comptes seraient restructurés et les investissements réorientés sur des projets plus tangibles. Mais dans la lettre à ses employés, Mark Zuckerberg va plus loin, en souhaitant présenter quelques "principes culturels" de la maison-mère de Facebook, Instagram et Whatsapp, qui justifieraient aussi ces suppressions de postes.
La hiérarchie et la latence
"Il est bien connu que chaque couche d’une hiérarchie ajoute de la latence et de l’aversion au risque dans le flux d’information et la prise de décision. […] Nous allons aplanir notre organisation en supprimant plusieurs niveaux de gestion. […] Cela avait du sens d’optimiser la montée en puissance des nouveaux managers et de maintenir une capacité tampon lorsque notre organisation se développait plus [vite], mais maintenant que nous ne prévoyons pas d’augmenter les effectifs aussi rapidement, il est plus logique d’utiliser pleinement la capacité de chaque manager et de défragmenter les couches autant que possible. […] Depuis que nous avons réduit nos effectifs l’année dernière, un résultat surprenant est que beaucoup de choses sont allées plus vite", a ainsi soutenu Mark Zuckerberg.
Des licenciements pour plus d’efficacité dans les principes culturels de l’entreprise : voilà de quoi prêter une certaine ressemblance entre le dirigeant de Meta et Elon Musk. Le patron de Tesla a en effet ramené les effectifs de Twitter de 7 500 à 2 000 salariés depuis qu’il a racheté le réseau social en octobre dernier. Le milliardaire prône aussi une culture du "100 % travail", au travers de l’installation de dortoirs dans les locaux pour ceux souhaitant dormir sur place ou l’interdiction du télétravail.
La méthode Zuckerberg, plus nuancée
Si la méthode Zuckerberg reste plus mesurée, il a tout de même profité de l’annonce à ses employés pour leur rappeler les bienfaits de travailler en présentiel. Une analyse de données de performance a démontré la meilleure efficacité des ingénieurs en début de carrière lorsqu’ils se rendent sur leur lieu de travail au moins trois fois par semaine, indique le patron de Meta. "Dans le cadre de notre année de l’efficacité, nous nous efforçons de mieux comprendre ce phénomène et de trouver des moyens de faire en sorte que les gens établissent les relations nécessaires pour travailler efficacement. En attendant, je vous encourage tous à trouver davantage d’occasions de travailler avec vos collègues en personne", ajoute-t-il.
Ces paroles font d’autant plus écho à Elon Musk que quelques jours auparavant, Mark Zuckerberg annonçait vouloir créer un nouveau réseau social, "décentralisé autonome pour partager des mises à jour textuelles. Nous pensons qu'il existe une opportunité pour un espace séparé où les créateurs et les personnalités publiques peuvent partager des mises à jour opportunes sur leurs centres d'intérêt", a indiqué le groupe à l'agence Reuters. Un réseau qui apparaît donc comme le rival tout trouvé de Twitter. Si le projet reste à l’étude, le dirigeant de la Silicon Valley pourrait profiter de la perte de vitesse subie par Twitter, depuis qu’Elon Musk en a pris les commandes, pour gagner du terrain sur la concurrence Tech.
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