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ING Direct

Professions financières / ing / Banque de détail / banque directe / banque en ligne / Barclays / HSBC

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ING France se restructure pour mieux se vendre

La filiale française de banque directe préparerait un PSE qui toucherait les trois quarts de ses effectifs. Mais le groupe néerlandais ING ne délaisse pas totalement l’Hexagone : il vient de débaucher Thomas Labergère de Citigroup pour diriger sa BFI à Paris.
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On a assisté hier à un télescopage bien malvenu : alors qu’ING annonçait l’arrivée de Thomas Labergère au poste de directeur des activités de banque de financement et d’investissement (BFI) pour la France, le Figaro écrivait que le groupe financier néerlandais préparait pour sa banque de détail ING France un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui aura rarement aussi mal porté son nom : sur les 680 emplois que compte sa filiale (qui s’est fait connaître en France dans les années 2000 à travers son offre 100% en ligne et ses cartes bancaires gratuites), 517 emplois sont menacés. Une ampleur supérieure à ce qui avait été annoncé début juillet par la direction au comité social et économique : le nombre de 496 salariés avait été évoqué par la CGT sur le site de sa fédération Banque-Assurance.

Ce PSE, qui n’a pas été confirmé par le groupe joint par WanSquare, intervient dans un contexte bien particulier : ING cherche à vendre ING France. Le groupe néerlandais avait annoncé en juin le lancement d’une "revue stratégique" sur sa filiale, euphémisme qui prélude en général à une vente. Le plan social serait donc une manière de rendre l’actif plus présentable alors que les prétendants ne se bousculent pas.

La banque de détail en France, trustée par des établissements au maillage territorial dense (Crédit Agricole, BPCE, Crédit Mutuel, BNP Paribas et la Société Générale) alors que la clientèle française est moins numérisée que dans d’autres pays, est un univers hyperconcurrentiel. Ce qui explique que les concurrents étrangers s’y soient tous cassé les dents et aient quasiment tous quitté le territoire avec pertes et fracas. Le dernier en date étant HSBC, réduit à… payer le repreneur (le fonds Cerberus) 1,6 milliard d’euros pour pouvoir lui céder HSBC France.

Si le cas d’ING France, avec la marque ING Direct, ne se présente pas aussi mal (il s’agit d’une banque directe qui n’a pas à supporter les frais de structure d’un réseau d’agences, contrairement à HSBC et Barclays), elle indique perdre de l’argent – ce que contestent les syndicats – et peine à atteindre la taille critique.

Toutefois, son million de clients (ING France est ainsi la deuxième banque directe de France derrière Boursorama) intéresse ses concurrentes. Ce qui en désespoir de cause pourrait pousser le groupe, selon Le Figaro, à vendre son portefeuille sans les infrastructures informatiques et de gestion.

Quoiqu’il advienne in fine, la cession d’ING France ne signifie pas de départ complet d’ING en France. Tout comme HSBC et Barclays, elle conservera ses activités de BFI, assurément plus lucratives. C’est dans ce contexte que Thomas Labergère a été nommé à leur tête. Il a été débauché de Citigroup, où il occupait exactement le même poste depuis 2015 et qu’il avait fait progresser dans les league tables en France. Il a fait toute sa carrière au sein de l’établissement américain, où il avait commencé en 1997. Thomas Labergère est donc ce que l’on peut qualifier de "belle prise" pour ING.

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