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Les performances de PSA laissent le marché de marbre
En faisant venir Carlos Tavares à la tête de PSA, la famille Peugeot n’imaginait sans doute pas que ce dernier ferait connaître au groupe automobile ses meilleures performances historiques en un temps record. Pour preuve : PSA a enregistré l'an dernier une hausse de 6,76 % de ses ventes mondiales en volume, à un nouveau record de 3,88 millions de véhicules, l'ajout d'Opel et le succès des SUV du groupe en Europe éclipsant l'arrêt de l'activité en Iran et les difficultés persistantes en Chine.
Ne serait-ce qu’en Europe, les ventes de PSA ont connu l’an passé un bond de 30,6 %. Ce qui contribue à faire du continent européen le principal marché de Peugeot-Citroën-Opel avec 80 % de ses ventes totales. À la fin de l’année dernière la part de marché du groupe en Europe atteignait les 17,1 %. Ce qui est très important et permet à PSA de signer sa cinquième année consécutive de hausse des ventes.
Bien sûr, la reprise d’Opel joue un rôle important dans ces bons chiffres. Mais, en excluant l'ancienne filiale européenne de General Motors, dont le groupe français consolide les ventes depuis août 2017, la performance de PSA en Europe ressort encore à +4,98 %. Ce qui permet au groupe d’avoir une solide position de numéro deux en Europe.
Le gros souci de l’année 2018 - qui va encore le rester cette année - c’est la situation du groupe en Chine. Hors Opel et Vauxhall, les marques historiques du groupe ont en effet accusé une baisse de 12,04 % de leurs ventes à l'échelle mondiale en 2018, affectées par la Chine (-34,2 %), où le groupe travaille sur plusieurs plans d'action avec ses partenaires. Par ailleurs la région Moyen-Orient/Afrique a connu une chute de moitié de ses ventes à cause de l'arrêt de l'activité en Iran en juin 2018.
Pour l’heure le groupe ne se livre pas au jeu des prévisions pour 2019. Même si Jean-Philippe Imparato, directeur de la marque Peugeot, a déclaré ce matin que le marché automobile européen pourrait évoluer en 2019 entre une baisse de 5 % et une hausse de 1 % environ, soit une fourchette de 17 à 18 millions d'unités. Et par ailleurs qu'il n'excluait pas que le marché automobile chinois puisse accuser en 2019 une baisse allant jusqu'à -15/-20 %.
S’agissant des comptes 2018, il est probable que le groupe publie, dans ces conditions, un chiffre d’affaires consolidé de plus de 75 milliards d’euros pour 2018 en hausse de 16 % par rapport à 2017, un résultat d’exploitation pas très éloigné de 5 milliards d’euros, en amélioration de 55 % et un résultat net de 3,1 milliards en croissance de 63 %. Cela justifie que sur les 21 analystes qui suivent la valeur, seul un soit vendeur. D’autant que le cours actuel fait ressortir un potentiel d’appréciation de 16,5 % par rapport la moyenne des objectifs de cours qui se situe à 24,50 euros.
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