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Ferdinand Piëch, l'homme qui su faire briller Volkswagen

Ferdinand Piëch est décédé dimanche laissant derrière lui un géant de l'automobile en bien meilleure santé qu'à son arrivée grâce à sa maîtrise des dossiers clefs qui lui ont permis de relever les plus grands défis.  
Volkswagen
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Ferdinand Piëch, figure de l’automobile allemande, est décédé dimanche à l’âge de 82 ans. Le petit-fils de Ferdinand Porsche, qui est ingénieur de formation, a grandi dans le milieu de l’automobile dès son plus jeune âge. Ce passionné a permis à Volkswagen, fortement endetté et déficitaire à son arrivée, de devenir le premier vendeur d'automobiles dans le monde en 2018. Durant ses neuf années à la présidence du directoire, Volkswagen est ainsi passé d'une perte nette d'un milliard d'euros à un bénéfice de 2,6 milliards d'euros.

Après avoir travaillé pour Porsche et Audi, l’Autrichien a été appelé pour reprendre l’entreprise allemande au titre de président du directoire puis président du conseil de surveillance. Dès sa prise de poste, ce dernier impose une politique d’austérité et une stratégie visionnaire. Il a développé le moteur de la croissance du Groupe qui repose désormais sur une technique de construction modulaire. La collaboration avec les marques Audi et Skoda ont permis à Volkswagen de réaliser d’importantes économies d’échelles en partageant 65 % des pièces communes. Aujourd'hui la société allemande jouit d'une politique d'expansion réussie puisqu'elle ne compte pas moins de douze acquisitions de marques telles que Seat, Bugatti, Lamborghini ou encore Porsche.

À la tête du géant de l’automobile, Ferdinand Piëch, a dû faire face à de nombreux défis, certains dégradant la notoriété de cet empire. Par exemple en 1993 lorsque le directeur du personnel a fait l’objet d’un scandale de corruption. Ce dernier avait versé 2,6 millions d’euros de pots-de-vin au président du comité d’entreprise afin de bénéficier de certains avantages. Volkswagen a également été au cœur de l’un des plus grands scandales industriels, "le dieselgate". La découverte du trucage des moteurs affichant des niveaux d’émission polluante inférieurs à la réalité aura jusqu’ici coûté plus de 30 milliards d’euros au Groupe, ébranlant l’image de ce "roi de l’automobile". Tant de scandales qui n'ont jamais ébranlé la confiance de Ferdinand Piëch, lui qui a toujours su redresser le gouvernail du bateau dont il a été le capitaine.

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