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Brexit / Elizabeth II
Brexit : la reine évacuée de Londres en cas d'émeutes
Il reste désormais moins de deux mois à la Grande-Bretagne pour trouver un accord sur le Brexit, et bénéficier ainsi de la période de transition de 21 mois initialement prévue par l'UE. Preuve que les autorités se préparent au pire, vu le blocage actuel au Parlement, un plan d'urgence datant de la Guerre Froide a été réactivé pour gérer la famille royale en cas de Hard Brexit.
Selon le Sunday Times et le Sunday Mail, la reine Elizabeth et toute sa famille seraient ainsi déplacés dans un endroit sûr en dehors de Londres, si le Hard Brexit entraînait notamment des émeutes populaires. "Ces plans d'évacuation d'urgence existent depuis la guerre froide, mais ils ont été remis à l'ordre du jour au cas où des troubles civils surviendraient à la suite d'une sortie sans accord", explique ainsi le Sunday Times, qui cite une source anonyme du "Cabinet Office" du gouvernement anglais.
Normalement soumise au droit de réserve sur les sujets politiques, la reine était intervenue une première fois en octobre dernier pour donner son avis sur le Brexit, lors d'un déplacement en Hollande. Elle avait alors déclaré que malgré le départ prévu de son pays de l'UE, il était nécessaire que "le lien avec la Grande-Bretagne reste durable et fort. "Ce sont nos valeurs communes et notre engagement mutuel qui sont notre plus grand atout." La reine Elizabeth s'est de nouveau exprimée il y a quelques jours de manière encore plus explicite en appelant le Parlement à trouver un terrain d'entente sur la sortie. "Alors que nous cherchons de nouvelles réponses à l'ère moderne, je préfère pour ma part les recettes qui ont fait leurs preuves, comme bien parler les uns des autres et respecter les différents points de vue, se réunir pour trouver un terrain d'entente et ne jamais perdre de vue l'ensemble", a affirmé la reine. Des propos qui ont été interprétés comme un appel aux députés à soutenir le plan de Theresa May.
Une injonction qui n'a visiblement pas été entendue par les députés de Westminster, qui ont de nouveau rejeté le plan B de Theresa May la semaine dernière. Celle-ci doit se rendre à Bruxelles cette semaine pour tenter d'obtenir de l'UE des concessions sur le mécanisme irlandais.
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