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Publications, Résultats / Lazard / Publication des résultats / M&A

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Lazard / Publication des résultats / M&A

Le conseil M&A, jambe d'appui de Lazard

La banque d’affaires a publié un résultat net en hausse de 8 % en 2018, où le conseil M&A a compensé l’essoufflement de la gestion d’actifs. La maison s’est positionnée sur un nombre record de deals à plus d’1 milliard de dollars et est en pointe sur l’activisme.
Matthieu Pigasse - Lazard
Matthieu Pigasse - Lazard

Lazard repose sur deux jambes - le conseil financier et la gestion d’actifs -, et cette diversification lui a été particulièrement utile en 2018, lorsque sa position de premier plan dans le conseil M&A lui a permis de compenser l’essoufflement de la gestion d’actifs, concurrencée par l’essor de la gestion passive. Au total, le groupe emmené par Kenneth Jacobs a ainsi publié un résultat net en hausse de 8 % en 2018 à 539 millions de dollars. Mais ces chiffres cachent une grande divergence entre le conseil financier, qui a particulièrement bien performé sur les trois derniers mois de l’année, avec des revenus en hausse de 19 % tandis que la gestion d’actifs reculait de 17 % sur la même période. Sur l’année, cette activité reste stable, et c’est donc l’activité de conseil (en hausse de 9 % sur 2018), et en particulier le M&A, qui a porté le groupe.

Le conseil M&A, dirigé globalement par Matthieu Pigasse, s’est distingué l’an passé puisqu’il a pris la septième place au plan mondial et la deuxième en France, juste derrière JP Morgan selon Refinitiv, et a contrebalancé le ralentissement du restructuring. Lazard a surtout réussi à se positionner sur un nombre record de méga deals à plus d’1 milliard de dollars, soit 61 en 2018 contre 50 l’année précédente. Du côté des corporates français, il a accompagné Sanofi pour ses deux acquisitions d’envergure, Bioverativ (11,6 milliards de dollars) et Ablynx (3,9 milliards d’euros), la cession d’AccorInvest par le groupe hôtelier (4,6 milliards d’euros), le rachat de Direct Energie par Total (2,5 milliards d’euros) ou encore la vente des tours télécoms d’Altice à KKR (1,5 milliard d’euros). La plus grosse transaction de l’année pour Lazard a été le closing de la vente de l’assureur santé américain Aetna à CVS Health pour 78 milliards de dollars, qui symbolise l’essor de ces transactions géantes.

Enfin, le groupe est également à la pointe d’un métier beaucoup plus discret, mais en pleine expansion : le conseil aux corporates sur les activistes, qui touche désormais l’Europe aussi bien que les États-Unis. Lazard est devenu un pionnier et leader dans ce domaine, et a nommé en juin dernier le managing director Richard Thomas à la tête europénne de cette pratique, depuis Paris. Les opportunités liées aux activistes suscitent des vocations, puisque Rothschild vient également d’annoncer la constitution d’une équipe dédiée au conseil aux investisseurs pour les corporates.

Comme il l’a fait sur le segment des activistes, Lazard est déterminé à continuer à innover pour garder une longueur d’avance sur ses concurrents. À cet égard, le groupe a par exemple nommé une équipe chez Lazard Asset Management qui va utiliser l’intelligence artificielle pour arbitrer ses investissements. Une manière d’automatiser des process et d’accompagner la montée en puissance inexorable de la gestion quantitative.

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