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Fusions, Acquisitions / Covea / Scor / Lazard

Fusions, Acquisitions
Covea / Scor / Lazard

exclusif Covea mandate Lazard contre Scor

EXCLUSIF. Selon les informations de WanSquare, le groupe Covea vient d’enrôler la banque Lazard dans ses visées hostiles sur le groupe Scor. Preuve qu’en dépit d’un refus unanime du conseil d’administration du réassureur, il n’a pas renoncé à s’offrir le champion de la réassurance.
Matthieu Pigasse - Lazard
Matthieu Pigasse - Lazard

Selon les informations exclusives obtenues par WanSquare, le groupe mutualiste Covea, vient de mandater Lazard pour l’assister dans son intention de prendre le contrôle du groupe Scor. Lors de la première tentative d’OPA amicale à 43 euros présentée aux administrateurs du réassureur à la fin du mois d’août, le groupe mutualiste s’était adjoint les services de deux banques étrangères à la zone euro, Barclays et Crédit Suisse.

Compte tenu du barrage opposé à l’unanimité par le conseil d’administration de Scor à cette première tentative, Thierry Derez, le patron de Covea, a décidé de mandater la banque Lazard. D’autant plus que Matthieu Pigasse est un bon connaisseur du monde mutualiste, depuis son passage au cabinet de Dominique Strauss-Kahn. Cela montre que le groupe, propriétaire de MAAF ou de GMF, et très excédentaire en fonds propres, loin de renoncer à sa manœuvre hostile a décidé de franchir un nouveau pas en avant.

Les statuts de Scor prévoient qu’un administrateur, qui se trouve en situation de conflit d’intérêts, dispose d’un mois pour démissionner du conseil. Nicolas Baverez, associé du cabinet Gibson and Dunn, qui a été mandaté par Augustin de Romanet, administrateur référent de Scor, sera donc très attentif à ce que la lettre et l’esprit des statuts soient respectés. Ce qui devrait entraîner une démission de l’intéressé au plus tard le 24 septembre, soit un mois après son envoi de proposition de rachat de Scor.

En attendant, les investisseurs et grands actionnaires de Scor ont réaffirmé leur confiance dans les perspectives du groupe, puisque beaucoup ont révisé à la hausse leurs objectifs de cours, le situant même à 42 euros, soit un euro en dessous de la proposition de Covea. A n’en pas douter les semaines qui viennent seront tendues entre les deux groupes, en attendant l’échéance de la clause de stand-still qui a lieu en avril 2019.

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