Fusions, Acquisitions / Lazard / M&A / Banque d'affaires
Fusions, Acquisitions
Lazard / M&A / Banque d'affaires
Lazard pâtit aussi de l’incertitude ambiante
L’euphorie des M&A de ce début d’année semble bien loin. En témoigne aujourd’hui Lazard, qui a enregistré des résultats en demi-teinte au troisième trimestre. Son profit net est en légère baisse de 2 % à 107 millions de dollars, pour des revenus en baisse de 3 % à 606 millions de dollars. Les deux divisions ont été atones sur les trois derniers mois : le conseil financier recule de 1 % à 304 millions de dollars, mais cela est principalement dû à la baisse du conseil en restructuration, qui n’a pas été totalement compensée par les bonnes performances de Lazard en M&A.
Lazard s’est classé en septième position des league tables M&A sur les neuf premiers mois de l’année, selon Dealogic. Au troisième trimestre, il a notamment finalisé l’acquisition de Direct Energie par Total pour 2,5 milliards de dollars, mais aussi la vente des tours télécoms au Portugal par Altice, pour 660 millions d’euros. Parmi les opérations en cours, le groupe dirigé par Ken Jacobs est également impliqué dans deux méga deals à gros enjeux dans la santé aux États-Unis, avec la fusion entre CVS et Aetna pour 69 milliards de dollars – qui a reçu un feu vert conditionnel des autorités US début octobre – et celle entre Express Scripts et Cigna pour 52 milliards de dollars. En France, il épaule la Caisse des Dépôts dans l’apport de sa part dans CNP à La Poste, l’offre à 5,6 milliards d’euros de Thales sur Gemalto, la vente de la part d’Altice dans Starlight France à KKR (3,6 milliards d’euros), ou encore les discussions de Carrefour avec Tencent en Chine. Autant de perspectives qui pourront booster ses fees et porter les prochains résultats.
Enfin, la deuxième division de gestion d’actifs a également affiché une performance mitigée, puisque les revenus ont reculé de 4 % à 302 millions de dollars. La décollecte nette se monte à 288 millions de dollars, signe que la concurrence des fonds passifs est toujours rude, mais Lazard a réussi à faire progresser de 1 % ses actifs sous gestion grâce aux effets de marché. "Les revenus records des neuf premiers mois ont été tempérés par un troisième trimestre stable, mais nous sommes bien positionnés pour dégager de bons résultats cette année", a conclu optimiste Ken Jacobs.
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