Publications, Résultats / Lagardère
Publications, Résultats
Lagardère
Lagardère, destructeur de richesses
Plus tard, dans les écoles de commerce, il faut souhaiter que l’on enseigne aux futurs managers les différents modèles de succession. En commençant par le pire des exemples. Lagardère, qui était l’actionnaire référent d’Airbus et donc le leader de l’aéronautique mondiale ou le leader de la presse magazine avec la plus belle marque dans ce domaine "Elle", a choisi de céder ses activités aéronautiques, et ses activités médias (à l’exception du JDD, de Paris-Match et d’Europe 1 qui finiront vendus tant ces trois médias se portent mal), pour se recentrer sur l’édition, et la distribution dans les gares et les aéroports. Deux activités rentables mais sans aucune croissance. Entre-temps la seule initiative prise par Arnaud Lagardère aura été de créer Lagardère Sport qui a perdu des centaines de millions d’euros, à partir du SportFive de Jean-Claude Darmon, et qui est aujourd’hui à vendre.
Le groupe vient d’annoncer une croissance de 3,3 % de son chiffre d’affaires (croissance qu’il qualifie de soutenue… !) et confirme être en mesure d’afficher une croissance du résultat opérationnel du groupe entre 1 et 3 %. Quelle misère, quelle destruction de richesses ! On finit par se demander pourquoi les actionnaires qataris et le fonds Amber n’arrivent pas à débarquer les dirigeants de cette société (certes en commandite) avant qu’ils aient vendu à l’encan tout l’héritage magnifique construit et légué par ce capitaine d’industrie et cet industriel des médias hors pair qu’était Jean-Luc Lagardère. Ce qui est certain c’est que ce groupe a souffert de l’absence de contre-pouvoirs pour être aussi mal géré et finir comme un contre-exemple de management.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

