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Amber monte en force chez Lagardère
Selon les informations obtenues par WanSquare, différentes entités du fonds Amber Capital, basé à Londres, ont annoncé hier avoir franchi le seuil de 5 % au capital de Lagardère. Ce qui en fait le quatrième actionnaire du groupe dirigé par Arnaud Lagardère après le Qatar, Arnaud Lagardère et le fonds DNCA.
Il y a deux ans, Amber avait acquis près de 4 % du capital après le départ soudain et inexpliqué de l’ancien directeur financier, Dominique d’Hinnin, qui évitait les erreurs financières de son P-dg et les décisions inopportunes en termes de stratégie. Le patron d’Amber, Joseph Oughourlian, sera à l’assemblée générale pour marquer sa présence mais ne devrait pas intervenir.
Juste après être entré au capital de Lagardère, le patron d’Amber, Joseph Oughourlian, avait demandé à Arnaud Lagardère de vendre ses journaux, radios et télévisions, sa branche média n’étant pas assez rentable pour lui. Après avoir refusé, le groupe a enclenché au printemps dernier une cession de ses radios en Europe de l’Est. Juste avant l’assemblée générale… Et le dossier de vente des sociétés de production audiovisuelles et des radios et télés françaises (Gulli, RFM, Virgin…) circule toujours.
Désormais, Amber Capital focalise ses attaques sur le point faible du groupe : sa gouvernance. Lors de la dernière assemblée, il a proposé la nomination de deux nouveaux administrateurs pour défendre sa stratégie de recentrage sur les métiers de l’édition (Hachette) et de la distribution (Travel Retail).
Amber a mis le doigt sur une des faiblesses du groupe : la gouvernance. Les administrateurs sont tous là depuis longtemps. 40 % sont en poste depuis plus de 10 ans et 20 % depuis plus de douze ans. Une limite pour être considéré comme "indépendant", selon le code des entreprises Afep-Medef. D’ici deux ans, sept autres membres devront être renouvelés ou remplacés.
Par ailleurs, Amber pousse à la vente de toute la branche média qui pourrait rapporter près d’un milliard d’euros, ainsi qu’à la cession de la branche sports déficitaire depuis dix ans… Et ensuite ? Recentré sur seulement deux métiers, l’édition et le "travel retail", sans synergies ni liens commerciaux, Lagardère ne pourra plus nier son profil de holding sans rôle. D’où la question de sa possible explosion, avec une valeur liquidative estimée à 30 euros par action, alors que le titre végète autour de 22 euros. C’est dire si ce franchissement du seuil des 5 % est bien plus que symbolique.
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