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Faurecia
Faurecia encore très sous-évaluée
Être sous-traitant est un statut difficile à porter en bourse. On subit en général de plein fouet les mauvaises nouvelles qui affectent les clients sans bénéficier des bonnes nouvelles. Mais à partir d’une certaine taille, en implantations mondiales, en nombre de clients, et brevets déposés, le sous-traitant peut devenir bien plus solide et attrayant que les industriels pour lesquels il travaille. C’est le cas de Faurecia, dont l’une des technologies se retrouve dans une automobile sur trois qui circule dans le monde, qui bénéficie de 300 sites industriels dans le monde où travaillent 90 nationalités différentes et qui dépose chaque année près de 350 brevets, témoignant ainsi de sa capacité d’innovation.
Tout cela aide à comprendre pourquoi ce groupe, qui a été si malmené en bourse l’an passé, affiche des résultats aussi flamboyants pour 2018. Avec un chiffre d’affaires de 17,5 milliards d’euros en progression de 7 % à données comparables, ce qui témoigne d’une surperformance de 810 points de base sur le rythme de progression de la production automobile mondiale. Du côté du résultat opérationnel, le groupe a bénéficié d’une hausse de 10 % à 1,27 milliard d’euros. Si bien que la marge opérationnelle s’établit à 7,3 %, soit avec 50 points de base de mieux que l’année précédente. Quant au résultat net part du groupe, il a progressé de 17 % à 701 millions d’euros, soit 5,11 euros par action pour un objectif de 5 euros. Et tout cela avec un endettement très limité de 478 millions d’euros, qui représente un cinquième de l’Ebitda. Ce qui a permis à Faurecia de faire en fin d’année 2018 l’acquisition de Clarion, le fournisseur japonais de systèmes d’infotainment embarqués.
Pour 2019, si les perspectives du marché automobile mondial n’ont rien d’enthousiasmant, Faurecia entend bien poursuivre sur sa lancée avec une croissante des ventes de l’ordre de 2 % et une marge opérationnelle en hausse de 7 %. C’est dans cet état d’esprit confiant que le conseil d’administration proposera aux actionnaires de voter la distribution d’un dividende de 1,25 euro en hausse de 14 %. Ce qui confère à l’action un rendement de 3 %. On comprend dans ces conditions que l’objectif de cours moyen établi par les analystes s’établit à 50 euros. Ce qui est encore modeste et qui reste supérieur de 28 % au cours actuel. Tout cela témoigne de la regrettable sous-évaluation de ce groupe auprès des investisseurs.
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