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Fusions, Acquisitions
Lazard
Lazard chargé de trouver un nouvel opérateur pour l’aéroport de Toulouse
Selon nos informations, c’est la Banque Lazard qui a été mandatée pour trouver un nouvel opérateur pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac. D’ores et déjà la banque du boulevard Haussmann aurait retenu trois consortiums. Le premier formé par Vinci Airports, la Caisse des dépôts infrastructure et Prédica (groupe Crédit Agricole) ; un deuxième mené par la société de capital investissement Ardian avec la Banque Populaire Occitane, la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées et les fonds Mirova (Natixis) ; et enfin le groupe Eiffage sans autre associé. Ces trois candidats, parmi dix dossiers déposés, auraient jusqu’au 15 mars 2019 pour déposer une offre, la vente devant être bouclée au mois de mai.
On se souvient que Casil Europe avait acquis en avril 2015, dans des conditions très controversées, la moitié du capital de l’aéroport de Toulouse pour 308 millions d’euros, avec l’espoir d’acquérir d’ici avril 2019 les 10,1 % conservés par l’État. Mais ce dernier refuse de les lui céder, alors qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait ouvert la voie à une privatisation complète. Par ailleurs, des différents sur les dividendes avec les autres actionnaires publics ont poussé l’actionnaire chinois à décider fin janvier de lancer le processus de vente de ses parts.
Selon plusieurs sources, ces parts seraient aujourd’hui valorisées à 500 millions d’euros par la banque d’affaires. Le trafic passager à Toulouse-Blagnac a progressé de 3,8 % l’année dernière par rapport à 2017 pour atteindre 9,63 millions de clients. Une croissance portée par le trafic international (+7,1 %) et le low cost (42,2 % du total) en général, et par la compagnie aérienne easyJet en particulier qui y est devenue le premier opérateur devant Air France. Son objectif pour 2019 : dépasser le cap des 10 millions de passagers.
L’opération sera surveillée de très près à double titre. D’abord en raison du projet de privatisation d’Aéroports de Paris qui est loin de faire l’unanimité. Ensuite parce qu’un rapport de la Cour des comptes, publié en fin d’année dernière jugeait que le processus de privatisation de Blagnac présentait "de graves insuffisances" (manque d’exigence sur les capacités financières ou l’expérience aéroportuaire).
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