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Publications, Résultats / Saint-Gobain

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Saint-Gobain

Saint-Gobain en route vers sa transformation

Le groupe dirigé par Pierre-André de Chalendar a publié un résultat net courant en hausse de 6 %. Mais surtout Saint-Gobain a déprécié des actifs à hauteur de 2 milliards d’euros afin de se donner le plus de marge de manœuvre pour céder les actifs insuffisamment rentables.
Pierre André de Chalendar
Pierre André de Chalendar

Ce sont des comptes satisfaisants que Saint-Gobain a publiés après bourse, même s’ils ne tiennent pas encore compte du plan de transformation rendu public par Pierre-André de Chalendar à l’automne dernier. Tout juste bénéficient-ils d’une amélioration de la conjoncture sur le deuxième semestre et du plan d’économies mis en œuvre à hauteur de 300 millions d’euros. Tout cela se traduit par un résultat d’exploitation en progression de 4,5 %. Ce qui permet à la marge d’exploitation du Groupe de se hisser à 7,5 % contre 7,4 % en 2017.

Le résultat net courant (hors plus et moins-values, dépréciations d’actifs et provisions non récurrentes significatives et résultat Sika) ressort à 1 729 millions d’euros, en nette amélioration de +6,0 %. Quant au résultat net (part du Groupe), il s’élève à 420 millions d’euros en 2018 contre 1 566 millions d’euros en 2017 compte tenu des dépréciations d’actifs. Car le Groupe a revu ses tests de valorisation en prenant en compte la situation actuelle et des perspectives révisées à la baisse dans certains métiers et certains pays. De fait, le poste des dépréciations d’actifs s’inscrit à un peu plus de 2 milliards d’euros. Saint-Gobain a eu la main lourde. Ce qui lui permet de préparer les cessions annoncées il y a quelques semaines dans la sérénité.

S’agissant de l’année en cours, Pierre-André de Chalendar est bien plus optimiste que beaucoup d’autres patrons du CAC 40. Avec des marchés industriels satisfaisants notamment aux États-Unis, en dépit des incertitudes sur le marché automobile en Europe et en Chine ; des marchés en progression en Europe du Nord malgré un Royaume-Uni incertain avec un risque accru de Brexit sans accord et une poursuite du dynamisme dans les pays émergents. À cela s’ajoute le programme d’économies de manière à dégager environ 300 millions d’euros supplémentaires par rapport à la base des coûts de 2018, ainsi que plus de 50 millions d’euros dès 2019 dans le cadre du Plan "Transform & Grow". Tout cela devrait se traduire cette année par une nouvelle progression du résultat d’exploitation à structure et taux de change comparables. Ce qui justifie un objectif de cours défini par le consensus des analystes à près de 42 euros. Ce qui laisse un potentiel de hausse du titre de plus de 30 %. Que demander de mieux ?

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