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Investisseur activiste : Barclays revoit son board

Trois administrateurs vont quitter le conseil de la banque à la suite de l'assemblée générale de mai. Une nouvelle qui s'ajoute aux évolutions du board déjà annoncées en amont.
Barclays - logo - facade - agence bancaire
Barclays - logo - facade - agence bancaire

Barclays tiendra sa prochaine assemblée générale le 2 mai prochain. Une date importante pour la banque britannique, son président, John McFarlane prenant sa retraite. Ce dernier est remplacé par Nigel Higgins, ex vice-président de la banque Rothschild, arrivé le 1er mars. Mais il ne s'agit là pas du seul changement de gouvernance. Trois administrateurs vont quitter le conseil d'administration. Il s'agit de Reuben Jeffery, directeur général de Rockefeller & Co et ancien banquier de Goldman Sachs, de l'économiste Dambisa Moyo et de Mike Turner, ancien patron de BAE Systems.

Les deux premiers auront alors servi Barclays au moins neuf ans, et ne pourront à ce titre plus être considérés comme membres indépendants du board, selon le code de gouvernance britannique (en France la limite est fixée à 12 ans). John McFarlane a tenu à tous les remercier : "Il n'est jamais facile de décider d'intégrer le conseil d'une grande banque, surtout dans une période difficile pour le secteur, et je leur suis reconnaissant d'avoir pris cet engagement."

L'indépendance d'une partie du conseil est un élément très important pour la gouvernance d'une entreprise. Et ce d'autant plus quand celle-ci est sous la pression d'un investisseur. Or Barclays fait face à un actionnaire, entré au capital en mars 2018, de plus en plus remuant : Edward Bramson de Sherborne Investors. Le quatrième porteur de parts le plus important de l'établissement - avec plus de 5 % du capital - demande à rentrer au conseil, afin de pousser la banque à faire évoluer sa stratégie. Son souhait : une cure d'amaigrissement pour la banque d'investissement. Un pôle qu'il qualifie "de boîte noire avec trop d'effet de levier". À l’inverse, l'actionnaire préférerait que la firme se concentre sur sa partie retail.

Lors d'une conférence téléphonique à l'occasion de la présentation de ses résultats annuels en février, Jes Staley, directeur général de Barclays, a déclaré qu'il n'était pas nécessaire pour Edward Bramson de siéger au conseil d'administration pour nouer un dialogue avec la direction. Et d'ajouter : "Les actionnaires nous disent qu'ils veulent de la stabilité au conseil et que la direction continue d'exécuter notre stratégie." Le DG avait les chiffres pour lui, la division d'investissement ayant enregistré l'an dernier une hausse de 15 % de son bénéfice imposable à 2,6 milliards de livres.

Pour ne rien arranger du côté d'Edward Bramson, Aviva ne lui donne pas son aval sur le dossier. "En tant qu'actionnaire important de Barclays et de Sherborne Investors, nous ne voyons pas l'intérêt pour Edward Bramson d'intégrer le conseil, a déclaré David Cumming, chief investment officer for equities chez Aviva. Nous nous attendons à ce que le nouveau président de Barclays supervise la stratégie du groupe comme il se doit et mène les changements nécessaires au sein du conseil".

L'évolution du board a déjà commencé. Gerry Grimstone a annoncé qu'il quitterait ses fonctions d'administrateur du groupe bancaire et de président de sa filiale Barclays Bank à la fin du mois de février. Présent au conseil de Barclays depuis 2016, il faisait partie de la liste des potentiels successeurs à John McFarlane. Une caractéristique partagée par un autre administrateur sortant : Mike Turner, bien que son manque d'expérience dans le secteur bancaire jouait en sa défaveur. Reste à savoir quels types de profils vont être maintenant choisis pour succéder aux administrateurs sortants, ou si le board va être réduit.

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