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Publications, Résultats / Casino / Auchan / Carrefour / Jean-Charles Naouri

Publications, Résultats
Casino / Auchan / Carrefour / Jean-Charles Naouri

Désendettement largement réussi pour Casino

Le groupe de distribution a réduit sa dette nette de 1 milliard d’euros. Si bien qu’il relève son objectif de cession d’actifs à 2,5 milliards d’ici à juin 2020. Tout en accentuant sa vente de proximité et sa conquête du marché du bio.
Jean-Charles Naouri - Casino
Jean-Charles Naouri - Casino

Combien de fois a-t-on pu lire au cours des derniers mois que le groupe Casino traversait une mauvaise passe ? Combien de fois a-t-on surveillé les pseudo-sautes d’humeur de son titre manipulé à la baisse par des fonds vautours ? Au final que voit-on : un groupe Carrefour qui peine encore à amorcer son redressement en dépit du talent d’Alexandre Bompard et un groupe Auchan dont les pertes sont abyssales. Dans cet univers de la grande distribution en pleine mutation, le plus résilient est, sans nul doute, Casino avec un résultat opérationnel courant de 1,2 milliard d’euros en hausse de 18 % d’une année sur l’autre et à données comparables. Ce seul chiffre ne suffira pas à faire cesser les ventes à découvert dictées par un dessein très irrationnel. Mais il montre que Casino a su, cette année, tenir ses promesses en matière de cessions d’actifs, tout en assurant le business quotidien et en préparant la mutation du commerce alimentaire.

De tous les chiffres publiés ce matin par Casino, le plus important, à nos yeux, est certainement la réduction d’un milliard d’euros de sa dette financière nette qui ne représente plus que 2,7 milliards d’euros. Celle-ci pèse désormais moins lourd dans les comptes du groupe, comme en témoignent la baisse sensible des frais financiers et un ratio dette sur capitaux propres de seulement 22,5 %. La réussite de ce désendettement, lié notamment à la génération d’un cash-flow disponible de 963 millions d’euros, pousse Jean-Charles Naouri à accentuer son plan de cessions d’actifs. D’un montant initial de 1,5 milliard d’euros, le voilà relevé à 2,5 milliards d’euros d’ici fin juin 2020. Quant aux liquidités, elles s’élèvent à 5 milliards d’euros.

S’agissant de l’activité de Casino, il est important de souligner que son virage pris très tôt en faveur des formats de proximité ou des magasins premium est une vraie réussite, puisque 60 % du chiffre d’affaires est désormais réalisé par ses 7.500 magasins. Alors que les hypermarchés, qui sont un boulet pour Carrefour ou Auchan, ne représentent plus, ici, que 21 % des facturations. Quant au e-commerce, il constitue désormais 18 % du chiffre d’affaires, porté par le succès de C-Discount et de ses 3,6 milliards d’euros de volume de ventes.

Compte tenu de cette année 2018 qui marqué la transformation accélérée du groupe vers un modèle gagnant, Casino vise désormais, sur la période 2019-2021 une croissance du résultat opérationnel courant de la distribution de 10 % par an, un cash flow libre de 500 millions d’euros, l’ouverture de 300 magasins premium et de proximité, une position de numéro un dans le bio en 2021 avec 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et une activité d’e-commerce représentant 30 % de l’activité de Casino en 2021. C’est ce qu’on appelle une feuille de route ambitieuse, mais également séduisante pour les actionnaires. Faut-il s’étonner, dans ces conditions, que le titre a déjà progressé de 25 % depuis le début de l’année ?

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