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Orange : le conseil remplace une figure de Renault par une de Publicis

Anne-Gabrielle Heilbronner prend la suite de Mouna Sepehri au conseil d’administration de l’opérateur. Stéphane Richard est par ailleurs légèrement augmenté.
Anne-Gabrielle Heilbronner
Anne-Gabrielle Heilbronner

L’assemblée générale d’Orange - qui se tiendra le 21 mai – va être l’occasion de renouveler des mandats d’administrateurs et d’en nommer un nouveau. Les actionnaires sont invités à voter la reconduction d’Helle Kristoffersen, ancienne de Total et d'Alcatel-Lucent, de Jean-Michel Severino, qui est à la tête d'Investisseurs et Partenaires (des fonds éthiques consacrés aux PME d'Afrique subsaharienne), d’Anne Lange, directrice générale de la startup Mentis, et d’Alexandre Bompard, patron de Carrefour. Le conseil va également accueillir une nouvelle administratrice.

Anne-Gabrielle Heilbronner va prendre la suite au conseil de Mouna Sepehri, dont le mandat arrive à échéance. Cooptée en 2014 chez Orange, Mouna Sepehri travaille chez Renault, où elle est en train de passer du poste de secrétaire générale et conseillère du président à celui de conseillère du directeur général. Un mouvement annoncé dans le cadre de la recomposition du comité exécutif de la marque au losange, à la suite des évolutions à la direction générale et présidence de Renault.

C’est donc à une autre secrétaire générale qu’Orange a fait appel. Anne-Gabrielle Heilbronner occupe le poste chez Publicis (pour lire son portrait, cliquez ici). Au sein du groupe emmené par Arthur Sadoun, elle supervise les Ressources Humaines, le Juridique, les Achats, l'Audit, le Risk Management, le Contrôle Interne ainsi que la RSE et le Women’s Forum for the Economy & Society. Inspecteur des Finances et ancienne élève de l'ENA (promotion René Char, 1995), Anne-Gabrielle Heilbronner est diplômée de l'ESCP, de Sciences Po Paris et titulaire d'un DEA de droit. Après une expérience à la direction du Trésor, elle a occupé plusieurs postes en cabinets ministériels et travaillé pour Euris/Rallye, la SNCF et Société Générale Corporate & Investment banking.

Parallèlement, Orange a présenté le détail des rémunérations de ses dirigeants. Stéphane Richard voit son salaire fixe augmenter légèrement de 900.000 à 950.000 euros. Une décision prise en mai 2018, ce qui calculé prorata temporis donne un salaire pour l’an passé à 932.930 euros. Par ailleurs, l’homme fort du groupe bénéficiait en 2018 d’une part variable à objectifs atteints de 80 % de sa rémunération annuelle fixe pouvant surperformer à 100 %. Pour l’an dernier, celle-ci a atteint 626.124 euros, soit 65,91 % de sa rémunération fixe. À titre de comparaison, en 2017, ces chiffres avaient été respectivement de 533.250 euros et 59,25 %. Enfin, Stéphane Richard bénéficie d’un plan d’intéressement à long terme (LTIP) qui s’est élevé pour la période à 300.000 euros.

Le groupe précise que pour 2019, le fixe du patron sera maintenu à 950.000 euros. La structure de la part variable reste inchangée mais avec l’introduction de nouveaux indicateurs liés aux ressources humaines : le NPS (Net Promoter Score) apprenant et TFRAC (taux de fréquence des accidents de travail) remplacent le taux de manageurs formés aux modes collaboratifs et le taux de satisfaction Plazza (le réseau social d’entreprise). Le principe d’une rémunération exceptionnelle dans certaines circonstances que le conseil d’administration devra précisément communiquées et justifiées est supprimé.

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