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Banque Mondiale / croissance / Prévisions
La Banque mondiale revoit ses prévisions
La Banque mondiale a de nouveau révisé ses prévisions de croissance pour 2019. Alors qu’en janvier dernier elle avait déjà abaissé ses prévisions de 0,1 point, elle les révise, cette fois-ci, de 0,3 point, pour atteindre un niveau de croissance de 2,6 % en 2019.
Il ne faut pas se tromper sur la nature de la baisse d’activité. Hier, le chef économiste de Candriam, Anton Brender, déclarait au cours d'une conférence : "Ce ne sont pas les économies qui vont mal, ce sont les conflits politiques qui font mal aux économies." Selon lui l'économie mondiale aurait décéléré de manière moins brutale s'il n'y avait pas eu cette incertitude politique. L'explication proposée par la Banque mondiale est dans la même lignée, elle souligne que certes, les prévisions pour 2019 se sont considérablement affaissées, néanmoins, celles de 2021 restent intactes. Cela témoigne du fait que la croissance économique n’est pas affectée par des problèmes structurels de long terme, mais bien par des conflits politiques qui ruinent la conjoncture actuelle.
De fait, les secteurs n'étant pas corrélés aux échanges internationaux se portent plutôt bien. C'est le cas du secteur des services qui représente plus de 60 % du produit intérieur brut mondial. Il reste particulièrement dynamique, comme le montre l'indice PMI de l'activité des services qui continue d'être en expansion dans la majorité des pays. La Banque mondiale pointe du doigt le ralentissement brutal des indicateurs d’activités notamment manufacturiers. Ils "expriment une faiblesse largement répandue pendant la première moitié de cette année, presque 25 % des pays ont subi une récession de leur industrie, au sens technique, c’est-à-dire un recul comparé à la production d’il y a douze mois". La contraction de la production des biens ne résulte pas de contraintes sur les facteurs de production, mais d’un manque de débouchés puisque les conflits géopolitiques et les menaces protectionnistes dégradent les perspectives du commerce mondial. Il en découle que les échanges internationaux ne progresseront que de 2,6 % cette année selon les prévisions, contre 5,5 % en 2017 et 4,1 % en 2018.
L'organisation prévoit que la croissance économique devrait retrouver une pente ascendante en 2020 et 2021 (respectivement 2,7 % puis 2,8 %), à condition que les querelles politiques ne viennent pas tuer les fondamentaux économiques.
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