KKR mise sur la France
KKR place ses pions en France. Le mastodonte américain du private equity vient d’annoncer la création d’un poste de responsable pour la France, en la personne de Jérôme Nommé. Diplômé de l’ESCP, d’un MBA de la London School of Economics et de Columbia et titulaire du CFA, ce franco-britannique a été associé en corporate finance chez EY à Paris, où il s’occupait de fusions-acquisitions. En 2011, il a été nommé managing director du fonds américain Sun Capital, où il a originé et réalisé pour son compte plusieurs investissements en Europe de l’Ouest, dont la marque hollandaise de mode masculine Scotch & Soda.
De son côté, KKR a réalisé son premier investissement en France en 2002, lorsqu’il s’était lancé à l’assaut de Legrand, et a ouvert un bureau à Paris depuis plus de dix ans, mais ne comptait pas encore de patron dédié pour l’Hexagone. Signe des temps, le responsable de la zone EMEA du fonds américain, Johannes Huth, a lui aussi déménagé de Londres à Paris depuis deux ans et demi, tirant les conséquences du Brexit mais aussi des réformes pro-business du gouvernement Macron. En France, KKR détient plus du='une trentaine de participations directes et indisrectes dont le spécialiste de l’externalisation de la relation client Webhelp, racheté en 2016 auprès du fonds britannique Charterhouse Capital Partners, ou l'hébergeur OVH. Il y a trois mois, le fonds encore dirigé par Henry Kravis et George Roberts a annoncé qu’il s’alliait avec Tivoli Capital, spécialiste de l’immobilier et créateur du concept iLOVit, pour développer et ouvrir de nouveaux espaces de coworking en France.
Outre la France, KKR essaime aussi en Allemagne, où il a ouvert un bureau à Francfort à l’automne dernier et aussi nommé un responsable pays, Christian Ollig. Et tout récemment, le fonds a fait parler de lui lorsqu’il a lancé une OPA à 6,3 milliards d’euros sur le mastodonte allemand des médias, Axel Springer.
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