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Libération a doublé ses pertes, mais Drahi s’en tire bien
Le quotidien Libération n’est pas au mieux de sa forme. Dirigé par Laurent Joffrin et Clément Delpirou pour le compte du groupe d’Altice, il a dégagé l’an passé, selon les informations obtenues par WanSquare, une perte nette de 9 millions d’euros l’an passé pour un chiffre d’affaires de 34,6 millions d’euros.
Mais en termes d’exploitation les chiffres sont bien plus dramatiques. Puisque sur fond d’un effondrement des ventes du journal, la perte d’exploitation qui était de 4,5 millions d’euros en 2017 a été multipliée par deux à 9,7 millions d’euros l’an passé. Le positionnement du journal très hostile à Emmanuel Macron et à la politique menée depuis deux ans ne semble pas lui réussir, et lui coûte même bien cher. Puisque les capitaux propres de l’entreprise sont désormais négatifs de près de 30 millions d’euros…
On n’ose imaginer la situation financière du journal s’il n’était pas abreuvé de subventions d’Etat pour un montant de 4,5 millions d’euros. Dans ce cas sa perte d’exploitation représenterait près de la moitié du produit de ses ventes. Une situation économique incongrue.
Malgré tout, dans ce désastre, il y en a un qui ne semble pas ébranlé. C’est le propriétaire en dernier ressort, Patrick Drahi, patron du groupe Altice, actionnaire de SFR presse, maison mère de Libération. Puisque l’an passé le journal a versé directement à cette société la somme de près de 1,9 million d’euros au titre d’une convention de management fees. Cette convention a été signée en avril 2018 mais a pris bizarrement effet rétroactivement à compter de novembre 2016. Son montant représente 5,5 % du chiffre d’affaires de l’an passé. Un joli lot de consolation pour l’actionnaire "mécène" de l’ancien quotidien de Jean-Paul Sartre !
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