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La tirelire des Peugeot grossit et s’émancipe de PSA

Publications, Résultats / FFP / Peugeot / Tikehau / Safran / Seb / Robert Peugeot / Bertrand Finet

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FFP / Peugeot / Tikehau / Safran / Seb / Robert Peugeot / Bertrand Finet

exclusif La tirelire des Peugeot grossit et s’émancipe de PSA

EXCLUSIF. La société FFP, qui est le family office de la famille Peugeot, affiche un actif net réévalué de 4,4 milliards d’euros. Et sa participation dans PSA est devenue un actif minoritaire grâce à une stratégie d’investissement audacieuse.
Robert Peugeot, Président de FFP (crédit photo : DR)
Robert Peugeot, Président de FFP (crédit photo : DR)

L’action FFP progresse de 3 % ce matin à la suite de la publication des résultats semestriels de cette holding, qui est devenue progressivement le family-office de la famille Peugeot et donc une vraie société d’investissement doté d’un actif net réévalué de 4,4 milliards d’euros.

Si les investisseurs ont si bien réagi ce matin, c’est parce que l’actif net réévalué de FFP (pour Foncière et Financière de Participations) a progressé de 17,4 % au cours du seul premier semestre. Bien sûr l’action Peugeot a progressé de 16,2 %. Mais les autres investissements de FFP qui représentent environ les deux tiers de son actif ont vu leur valorisation augmentée de 20 % en l’espace de six mois et atteindre 3,2 milliards d’euros. FFP ne détient que 0,7 % de Safran suite au rapprochement opéré avec Zodiac, mais cette participation est aujourd’hui son plus gros ticket avec une valorisation de 413 millions au 30 juin dernier. Or depuis le début de l’année le constructeur de moteurs d’avions a vu son titre progresser de 32 %. Idem pour Seb, dont FFP détient 5 % et dont le cours s’est apprécié de 28 % depuis le début de l’année. Ce qui montre que la famille Peugeot a la main heureuse dans ses investissements et est bien aidée par le professionnalisme de Bertrand Finet, son directeur général.

En plus de voir son actif gonfler, la société a vu son résultat net consolidé part du groupe progresser de 20 % à 103 millions d’euros, notamment en raison de la hausse du dividende de Peugeot. Et cela est important, car depuis que la famille Peugeot a repris une coquille boursière qui s’appelait la Manufacture Alsacienne des Tabacs pour y loger ses titres Peugeot, elle a constamment réinvesti ses dividendes venant de l’automobile dans d’autres activités afin d’avoir un patrimoine diversifié, à la manière de ce que les Agnelli ont fait avec Exor. Et ce portefeuille respire comme en témoigne la cession en février dernier de DSKH après onze, la participation à l’augmentation de capital de Tikehau et l’investissement dans la medtech française Acteon aux côtés de la famille Dentressangle. Le groupe a également largement investi dans l’immobilier et réalisé un investissement audacieux dans le fonds Icawood spécialisé dans les constructions en bois.

Aujourd’hui FFP affiche une capitalisation boursière de seulement 2,4 milliards d’euros. Ce qui laisse apparaître une décote de 45 % par rapport à son actif net réévalué. Une décote largement injustifiée, qui devrait logiquement être réduite de moitié si l’on regarde les autres holdings de ce type. En bourse FFP pèse la moitié d’un groupe comme Wendel. Mais compte tenu d’un meilleur intuitu personae de la part des actionnaires et d’une politique d’investissement plus audacieuse, il ne faudra pas très longtemps à la société pour rejoindre le niveau d’actif de la tricentenaire société Wendel.

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