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Evenements / HSBC / Noel Quinn / Banque

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HSBC / Noel Quinn / Banque

HSBC fait encore patienter pour les détails

Depuis l'ouverture ce matin, le titre perd un peu plus de 4 % après que la Banque a affiché des profits en chute libre pour le troisième trimestre. 

Ce matin, HSBC annonce une baisse à deux chiffres de son bénéfice net sur le troisième trimestre et abandonne son principal objectif financier. Pour autant, et malgré les rumeurs insistantes de réduction de coûts et de cession de certaines activités, le plan d'attaque se fait encore attendre. 

Nommé par intérim au mois d'août dernier, Noel Quinn a eu la lourde tâche d'annoncer des résultats très médiocres et sur lesquels il a eu peu d'influence. Le directeur général a annoncé une baisse de 24 % de la rentabilité nette de la Banque entre juillet et septembre, à 2,97 milliards de dollars, soit environ 14 % de moins que les prévisions des analystes. Quant au chiffre d'affaires, il s'affaisse de 3,2 %, à 13,35 milliards de dollars, là encore bien loin de ce que prédisait l'opinion financière. Et ce n'est pas tout puisque la Banque a aussi abandonné son objectif principal, celui de générer un rendement des fonds propres tangibles de plus de 11 % l'an prochain, ce qui parait très raisonnable eu égard à ce qu'HSBC est parvenue à atteindre sur les trois derniers mois, c'est à dire 6,4 %, contre 10,9 % il y a encore un an. 

Contre toute attente, la violence du soulèvement hongkongais - HSBC est l'un des plus grands prêteurs de l'ancienne colonie britannique - n'y est pour pas grand chose, puisque la Banque réalise au contraire une bonne performance dans la région Asie sur la période, tout en provisionnant davantage pour couvrir les défauts de paiement des prêts sur les mois à venir, portant le total à 883 millions de dollars. Pour Noel Quinn, les coupables ce sont l'Europe et les États-Unis, là où "la performance [...] n'est plus acceptable".

En revanche, et malgré les bruits qui courent selon lesquels Noel Quinn s'est lancé dans un plan de restructuration menaçant jusqu'à 10.000 emplois de la Banque, les investisseurs vont encore devoir prendre leur mal en patience. Noel Quinn entend "remodeler" une grande partie d'HSBC mais pour les détails, il faudra repasser. La semaine dernière, HSBC perdait aussi son patron britannique et ancien dirigeant de Goldman Sachs, Rob Ritchie, car comme beaucoup d'autres établissements européens qui prévoient des coupes importantes dans leurs effectifs, HSBC voit ses grosses têtes prendre la fuite. Depuis l'ouverture, le titre perd un peu plus de 4 % à 11 heures 30 ce matin.

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