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Girodolle sous surveillance chez Lazard

Fusions, Acquisitions / Jean-Louis Girodolle / Matthieu Pigasse / François Kayat / Charles-Henri Filippi / Lazard Frères

Fusions, Acquisitions
Jean-Louis Girodolle / Matthieu Pigasse / François Kayat / Charles-Henri Filippi / Lazard Frères

Girodolle sous surveillance chez Lazard

Une semaine après le départ – plus ou moins forcé de Matthieu Pigasse – Ken Jacobs a nommé son éternel second, Jean-Louis Girodolle, comme patron de Lazard Frères, sous la surveillance de Peter Orszag. Avec à ses côtés François Kayat et Charles-Henri Filippi.
Jean-Louis Girodolle - Crédit Photo : DR
Jean-Louis Girodolle - Crédit Photo : DR

Ken Jacobs a donc tranché. Une semaine après avoir réglé le problème Pigasse en déguisant un départ forcé en démission – avec fleurs et couronnes -, il a d’abord pris le temps de réunir les principaux collaborateurs dés lundi dernier. Puis il a rencontré les principaux associés-gérants en tête à tête, sachant bien que Lazard est une société de personnes où la franchise parisienne ne vaut que par ses talents individuels.

Enfin il a cherché le meilleur moyen pour régler la succession de Matthieu Pigasse. Sans surprise, c’est Jean-Louis Girodolle, ami d’enfance de l’ex-patron de Lazard et son condisciple à l’ENA – dont il est sorti inspecteur des finances – qui devient Président de Lazard Frères, donc du bureau parisien de la prestigieuse banque d’affaires. Mais il est placé directement sous la responsabilité de Peter Orszag, le nouveau patron monde du "global advisory". Par ailleurs un statut pour le moins baroque a été créé pour les deux fortes personnalités de la banque : Charles-Henri Filippi et François Kayat qui deviennent coprésidents non exécutifs. Ce qui ne correspond pas à grand-chose. Si ce n’est de rompre avec le management anti-collégial de Matthieu Pigasse.

Il reste que, de l’aveu même de certains banquiers de Lazard, la franchise parisienne a été sérieusement abîmée par les années Pigasse. Des clients historiques sont partis comme L’Air Liquide, Casino ou BPCE. En matière de private equity, la banque a perdu beaucoup de terrain. En revanche, en dépit du départ d’Éric Lalo, elle conserve un précieux portefeuille de clients pour tout ce qui concerne les restructurations de dettes souveraines et les conseils aux gouvernements. Mais face à cela il y a d’une part un volume d’opérations qui a nettement reculé depuis un an et il y a la concurrence à venir de banque d’affaires américaines comme Evercore, Centerview, Perella Weinberg ou Moelis & Co qui a déjà pris des bureaux sur les Champs-Élysées. C’est dire si la tâche assignée à Jean-Louis Girodolle relève du challenge de haut niveau et s’il aura sûrement besoin de l’arrivée de nouveaux talents.

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