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Fusions, Acquisitions / M&A / Lazard / François Kayat

Fusions, Acquisitions
M&A / Lazard / François Kayat

M&A : les ingrédients du succès sont au rendez-vous

Si l’année 2019 des M&A n’a pas réitéré le niveau record de l’année précédente, les entreprises sont à l’affût et les facteurs externes sont favorables aux opérations, décrypte François Kayat de Lazard pour WanSquare. 
François Kayat, président non exécutif de Lazard
François Kayat, président non exécutif de Lazard

La fin de l’année approche et, avec elle, les traditionnels bilans de fin d’année mais aussi les fameux classements et autre league tables scrutés de près par le microcosme des affaires. WanSquare s’est entretenu avec François Kayat, co-président non exécutif de Lazard depuis octobre dernier, sur l’état des lieux du marché M&A en 2019.

Tout d’abord, le marché M&A européen est sans conteste en net retrait par rapport à un millésime 2018 certes historique : selon Dealogic, il accusait une baisse d’environ 40 % à 440 milliards de dollars à début décembre, alors que la baisse est plus limitée, à 28 % au niveau mondial grâce à un marché américain toujours dynamique. Pourtant, François Kayat est globalement satisfait de cet exercice : "Le marché n’a pas été si mauvais que ça cette année, par rapport à une année précédente record. Après un petit passage à vide au début du deuxième semestre, le marché s’est bien repris en Europe".

La banque d’affaires, qui a vu le départ de Matthieu Pigasse à l’automne remplacé par Jean-Louis Girodolle, a travaillé sur certains des plus grands deals de l’année. Et en particulier bien sûr la fusion Peugeot-Fiat Chrysler pour près de 30 milliards d’euros, qui a été approuvée par le conseil du constructeur français et où il accompagne Exor, la holding de la famille Agnelli. En France, la fusion entre CNP Assurances et la Banque Postale ou encore entre Cap Gemini et Altran, qui fait encore l’objet de l’opposition d’activistes, font partie des transactions marquantes de l’année, dans des secteurs en pleine consolidation.

De ce point de vue, François Kayat juge l’environnement actuel favorable aux fusions-acquisitions. "Pour un bon marché M&A, il faut trois ingrédients : la confiance des dirigeants tout d’abord, et de ce point de vue, les incertitudes liées au Brexit sont globalement derrière nous tandis que les craintes liées à la guerre commerciale se sont installées dans le paysage. Ensuite la disponibilité du crédit, qui est indéniable à l’heure actuelle. Enfin, de bonnes valorisations sur les marchés, et à ce niveau, les valeurs midcap offrent des opportunités", conclut-il. Car si les marchés touchent encore des records historiques, les valeurs moins recherchées que le CAC 40 offrent de belles perspectives de croissance et des points d’entrée attractifs.

Mais il faut aussi désormais compter sur d’autres trouble-fêtes : les activistes, qui s’immiscent dans certaines opérations emblématiques, souvent pour réclamer un plus gros chèque. "Les activistes se sont installés de façon permanente dans le paysage, et les fonds longs comme les fonds passifs peuvent se montrer favorables à leur stratégie. Chez Lazard, nous travaillons avec les sociétés pour être à leur contact et entretenir un dialogue stratégique", fait valoir François Kayat, qui a lui-même été occupé pendant de longs mois par l’IPO d’Aramco, une autre opération historique à plus d’un égard, avec plus de 29 milliards de dollars placés, dont un tiers auprès de 5 millions de saoudiens.

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