WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
50.000 milliards de dollars pour mettre fin au réchauffement

Politique économique / Morgan Stanley

Politique économique
Morgan Stanley

50.000 milliards de dollars pour mettre fin au réchauffement

Un nouveau rapport de la Banque Morgan Stanley révèle que 50.000 milliards de dollars sont nécessaires pour enrayer le réchauffement de la planète et réduire à zéro les émissions nettes de carbone.
Morgan Stanley - logo- crédit photo : DR
Morgan Stanley - logo- crédit photo : DR

Ce gros rapport qui a demandé plusieurs mois de travail aux experts de Morgan Stanley explique plus spécifiquement que les dépenses pour lutter contre le réchauffement climatique doivent être concentrées dans cinq secteurs clés : les énergies renouvelables, les véhicules électriques, le captage du carbone, le développement des moteurs à hydrogène et l’usage des biocarburants.

Pour lutter contre le réchauffement climatique et les catastrophes climatiques actuellement prévues pour 2050, le monde devra dépenser 50.000 milliards de dollars en technologies zéro carbone, selon les analystes de Morgan Stanley. Ces estimations interviennent alors que les émissions de carbone provenant des combustibles fossiles ont atteint des niveaux records l'an dernier, soulignant la nécessité d'une action financière urgente pour lutter contre le changement climatique.

Des études antérieures avaient déjà souligné la nécessité d'une "révolution de l'énergie propre" et de nombreuses campagnes ont appelé à un désinvestissement urgent des énergies fossiles. Pour empêcher la planète d'aller au-delà de la recommandation de l'accord de Paris de maintenir la température au-dessous de 2 degrés Celsius, le secteur des énergies renouvelables nécessitera un investissement de 14.000 milliards de dollars afin de fournir 80 % de l'énergie mondiale d'ici 2050. Les énergies renouvelables vont voir le marché de l’énergie solaire prendre la tête, en particulier avec les énergies solaires déjà disponibles à bon marché dans de nombreuses villes chinoises.

En outre, le rapport indique qu'il faudra 2.700 milliards de dollars pour financer le développement des biocarburants afin de faire évoluer les transports mondiaux, en particulier pour les voyages en avion. Actuellement, l’industrie aéronautique est responsable de 2,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Depuis que flygskam a pris son envol et mis la pression sur le secteur, certains P.-D.G. de grands transporteurs aériens ont déjà annoncé leur intention d'introduire des avions économes en carburant et leur engagement à passer aux biocarburants, mais des investissements supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les objectifs de l'accord de Paris.

Les analystes de la banque ont également estimé à 11.000 milliards de dollars les investissements dans la construction d'usines de véhicules électriques et d'infrastructures de charge, auxquels s’ajoutent 2.500 milliards de dollars en technologie de capture du carbone et 20.000 milliards de dollars en carburant propre alimenté à l'hydrogène propre pour les centrales électriques, les voitures et les industries.

Ce rapport établi par Morgan Stanley s'inscrit dans une vague de recherches menées par les principales institutions bancaires et financières, appelant à une plus grande attention portée aux risques de négligence du changement climatique et reconnaissant la nécessité d'investir pour lutter contre le problème le plus pressant au monde. Goldman Sachs, par exemple, a publié une analyse de 34 pages mettant en garde contre les dommages importants que le réchauffement de la planète va causer aux grandes villes, dont beaucoup sont en Asie.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article