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Deutsche Bank / christian sewing
Deutsche Bank sortirait-elle enfin la tête de l'eau ?
Christian Sewing a tenu des propos rassurants ce matin lors d'une journée dédiée aux marchés financiers. Le prêteur relève l'objectif de revenus à moyen terme de sa BFI - en grandes difficultés - et vise désormais une croissance annuelle moyenne de 2 % au cours des trois prochaines années. C'est à dire que les revenus de l'unité devraient atteindre 8,1 milliards d'euros d'ici 2022, contre un consensus moyen des analystes de 6,3 milliards d'euros.
Cet été, celui qui a la lourde mission de diriger Deutsche Bank depuis le départ de Garth Ritchie en juillet, avait pourtant prévenu : les revenus de la BFI resteraient stables entre 2018 et 2022. Bien sûr, il faut rester prudent car les revenus globaux, eux, ne devraient pas croître de plus de 1% par an jusqu'à l'échéance. Mais tout de même, dans un contexte où les BFI du monde entier luttent pour rester rentables, il faut admettre que le vaste plan de restructuration de Deutsche Bank, qui comprend 18.000 suppressions de postes, commence à porter ses fruits.
En revanche, il lui coûtera plus que prévu puisque la Banque a indiqué que les coûts globaux de restructuration, qui s'élèvent actuellement à 7,6 milliards d'euros, seront supérieurs d'environ 300 millions d'euros aux estimations initiales. Espérons que les investisseurs pardonneront au prêteur cette légère marge d'erreur, et comprendront, comme l'a indiqué le président-directeur général lors de la présentation qui leur était faite aujourd'hui, que les dépenses seront concentrées en début de période, c'est-à-dire maintenant.
Autre éclaircie dans le ciel de Deutsche Bank, son ratio de fonds propres qui s'allège. La BCE a abaissé ses exigences réglementaires vis-à-vis de l'établissement, à 11,59% contre 11,84% auparavant, effectives au lendemain du Nouvel an. Or, la banque allemande affiche actuellement un ratio de 13,39%, et la direction estime qu'il ne descendra pas en dessous des 13% dans les années à venir, à moins qu'il tombe temporairement à 12,7% l'an prochain.
Il convient aussi de noter que les défis sur sa banque d'affaire et sa banque privée sont loin d'être relevés, dans un environnement de taux bas. Alors que les objectifs de croissance des revenus de sa banque d'affaires de 3% ont été maintenus, Deutsche Bank a ramené les perspectives correspondantes pour sa banque privée de 2% à 0%.
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