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Macro-économie / Taux / union des marchés de capitaux / Davos / Christine Lagarde / christian sewing

Macro-économie / Taux
union des marchés de capitaux / Davos / Christine Lagarde / christian sewing

Davos : l’Union des marchés de capitaux se fait attendre en Europe / Elle sera cruciale pour financer les transitions du Vieux continent

En chantier depuis huit ans, cette réforme voit ces avancées être jugées trop lentes tandis que les inévitables transitions numérique et verte apparaissent particulièrement gourmandes en capitaux. 
Davos - Lian Yi/XINHUA-REA/XINHUA-REA
Davos - Lian Yi/XINHUA-REA/XINHUA-REA

Alors que l’indépendance énergétique et la résilience économique ont le vent en poupe depuis la crise pandémique, puis la guerre en Ukraine, les décideurs européens ont affiché un ton résolument volontariste durant le Forum économique de Davos en vue de les renforcer toutes deux. “Nous devons accélérer le mouvement sur l’Union des marchés de capitaux compte tenu de nos désirs en matière d'indépendance et de moindre vulnérabilité”, a déclaré Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), à l’occasion d’une table ronde. Pour rappel, lancée en 2015 par l’Union européenne (UE), cette initiative vise à créer un marché unique du financement en Europe et faciliter ainsi les investissements transfrontaliers notamment en levant des obstacles règlementaires. 

 “C’est la réforme la moins coûteuse que nous ayons à mener pour doper les capacités de l’économie européenne. Nous n’arriverons jamais à atteindre la neutralité climatique en 2050 sans elle”, a fait valoir Christian Sewing, directeur général de Deutsche Bank, durant la table ronde. Une réforme apparaissant cruciale pour le Vieux continent tandis que les investissements nécessaires à la réalisation des transitions verte et numérique se chiffrent en centaines de milliards d’euros par an.  

En effet, d'après les estimations de la Commission européenne, l'UE doit augmenter ses investissements annuels d'environ 520 milliards d'euros par an au cours de la prochaine décennie, par rapport à la précédente pour atteindre les objectifs du Green Deal (neutralité climatique d’ici 28 ans) et de 125 milliards d’euros par an pour que soit menée la transition numérique. Or, “comparez cela à la hausse de 100 milliards d’euros du budget de défense de l'Allemagne. Les Etats n’ont pas les moyens d’assurer ces dépenses supplémentaires et les banques non plus. Seul un marché des capitaux unifié peut y prétendre”, a ajouté Christian Sewing. 

La contribution des jeunes pousses à la croissance européenne a également tout à y gagner si elles peuvent accéder plus aisément à des financements en fonds propres pour se développer comme dans d’autres zones économiques . “L’Europe dispose d’un riche vivier start up, mais elles éprouvent souvent des difficultés à passer au niveau supérieur, un niveau qu’elles finissent par franchir aux Etats-Unis ou en Asie. Le surplus d’activité économique et d’emplois dont elles auraient pu être l’origine disparaît ainsi avec leur départ. L’Union des marchés de capitaux peut aider à résoudre cette situation”, a indiqué Valdis Dombrovskis, commisssaire européen au Commerce. Un point de vue pleinement partagé par Christine Lagarde. "Les travaux conduits par la Banque centrale européenne montrent que le financement par fonds propres est le plus efficace pour faire croître les firmes novatrices", a rappelé la grande argentière.

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