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Régulation / Concurrence / Augustin de Romanet / europlace

Régulation / Concurrence
Augustin de Romanet / europlace

Europlace précise sa stratégie et ses priorités

Le PDG d'ADP et d'Europlace Augustin de Romanet, aux côtés de quelques financiers et experts du sujet, a fait un point d'étape ce matin au Palais Brongniart sur Europlace.
Bourse de Paris - Palais Brongniart
Bourse de Paris - Palais Brongniart

Le début d'année et d'un nouveau millénaire est naturellement le moment choisi par nombre d'organismes de la Place de Paris pour un bilan d'étape et l'élaboration de stratégies nouvelles. C'est pourquoi ce matin, le président de Paris Europlace Augustin de Romanet, est venu présenter au Palais Brongniart et aux côtés de quelques experts, trois principaux documents qui cristallisent les récentes réflexions stratégiques de la Place financière de Paris.

D'abord, Paris Europlace a associé la diversité de ses parties prenantes pour élaborer un plan d'action à horizon 2030. À l'heure où les entreprises s'attachent à préciser leur Raison d'être, la Place financière de Paris s'est également engagée dans cette démarche. La sienne est claire, financer une croissance durable de l'économie française et européenne. Concrètement, Europlace entend mener un effort collectif sur sept domaines, parmi lesquels les entreprises bien sûr, "en renforçant leur compétitivité", la fintech et l'innovation, "en accélérant leur développement", ou encore la R&D financière, "qui mérite d'être mieux reconnue et mieux intégrée dans l'écosystème international". Europlace compte par exemple relancer le Comité de Place au printemps, et publier dans le courant de l'année des agendas bien ciblés.

Ce matin, il était aussi présenté un rapport sur les enjeux de la Place de Paris en termes d'infrastructures, inhérentes à la transition énergétique et numérique en cours. Jean Beunardeau, directeur général de HSBC France ,a rappelé les besoins en investissements nécessaires à l'atteinte des dix-sept objectifs de développement durable (ODD) qui rendent la mise en œuvre de projets plus urgente et plus complexe. Le groupe de travail a formulé quelques recommandations pour accélérer les financements privés responsables - en saluant les travaux de l'Agence Française de Développement (AFD) -, notamment la mise en commun d'une base d'information pour veiller l'évolution du marché ou encore traduire les engagements de neutralité carbone en un "pipe de projets" ouverts aux nouvelles technologies et aux financements privés. Quelques jours après que 66 députés ont dénoncé les nouvelles exigences de Bâle III à l'Assemblée nationale, on peut lire aussi dans le rapport d'Europlace qu'il faudra veiller à ce que les réglementations prudentielles ne freinent pas les investissements des banques et des assurances.

Le troisième document est lui aussi dans l'ère du temps, puisqu'il s'agit d'un rapport sur la gouvernance actionnariale et les pratiques de marché. Les recommandations convergent largement avec celles émises par le rapport élaboré par Éric Woerth et Benjamin Dirx auditionnés par la mission parlementaire, ainsi que le rapport du Club de Juristes. Dans le détail, les représentants d'entreprises, investisseurs, banques et experts juridiques à l'origine du compte rendu - notamment issus de l'AFG, BNP Paribas, et Amundi -, préconisent par exemple de clarifier le régime des déclarations de seuils statuaires, de renforcer la transparence sur les positions courtes en ajoutant, au nombre des éléments à déclarer, des informations de nature à permettre une meilleure identification du détenteur, de la nature et du financement de la position. Mais également de favoriser un débat contradictoire pour une meilleure information de marché, en mettant à la charge des titulaires de positions longues ou courtes sur un émetteur, qui s'apprêtent à engager une campagne publique, l'obligation d'informer en temps utile l'émetteur des principaux éléments de la communication à venir.

Pour conclure, Augustin de Romanet a dit "entendre mettre à profit par l'ensemble des parties prenantes afin de s'assurer que la vision de la Place puisse se concrétiser". "La nouvelle donne qui émergera nécessairement du Brexit, conjuguée aux mutations réglementaires en cours ou imminentes, offre à la Place de Paris une fenêtre d'opportunités historiques dans les mois à venir". Sur un tout autre sujet, à la question de savoir la façon dont Augustin de Romanet envisageait l'arrivée d'un actionnaire privée au capital d'ADP, le PDG a répondu : "La gestion d'entreprise n'étant ni une philosophie ni une religion, personne ne vous demande d'avoir de croyances."

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