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Banques / Paris Europlace / Augustin de Romanet / François Villeroy de Galhau / Brexit / Paris / New York

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Paris Europlace / Augustin de Romanet / François Villeroy de Galhau / Brexit / Paris / New York

A New York, la place financière de Paris fait son "beauty show"

Paris Europlace organisait son International Financial Forum à New York lundi, où Augustin de Romanet, François Villeroy de Galhau, ou encore Bernard Spitz ont évoqué le contexte et mis en évidence les atouts de la capitale dans le contexte de l’après-Brexit.
Paris Europlace - logo
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Dans l’hôtel Park à New York, à quelques rues de Central Park, les grands représentants de la finance parisienne se sont réunis lundi pour parler régulation, Brexit, mais aussi et surtout des cartes que Paris peut jouer dans cette reconfiguration unique en Europe. Augustin de Romanet, le Pdg du Groupe ADP mais aussi président de Paris Europlace, a introduit cette conférence en exposant les grands chiffres sur le poids de la capitale française en Europe. Paris est à la fois le premier centre d’affaires en Europe, avec 30 groupes français parmi les 500 plus grandes entreprises mondiales, et des leaders sectoriels (Airbus, Saint-Gobain, L’Oréal, Danone, Sanofi etc). Du côté des marchés financiers, Euronext Paris est la première place de marché avec 49 % du marché européen, loin devant Francfort (23 %), le premier marché européen de dérivés forex et taux et le troisième marché obligataire mondial, derrière les États-Unis et la Chine (724 milliards de dollars).

Au niveau bancaire, l’Hexagone tient aussi le haut du pavé puisque cinq banques françaises figurent dans le Top 10 d’Europe continentale, la gestion d’actifs est la plus dynamique avec 630 acteurs français, dont quatre leaders dans le Top 20 mondial. Le marché de l’assurance figure également en première position sur le Vieux Continent, avec 212 milliards sur 1.213 milliards de dollars de primes en 2017. Enfin, il se place aussi en pole position sur le marché européen du private equity (22 % des levées de fonds, 28 % des investissements en 2017), et est surtout à la pointe de l’investissement responsable et des obligations vertes.

C’est cet angle sur lequel François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU a rebondi et qu’il a ensuite développé lors de son intervention. Il a bien sûr insisté sur le rôle central joué par l’administration française lors de la COP 21, des accords de Paris et du One Planet Summit, et posé les enjeux en termes de chiffres devant ce parterre de financiers : l’incapacité à adresser le changement climatique pourrait coûter 21.000 milliards de dollars, mais est une opportunité de croissance de 26.000 milliards de dollars.

Lors d’une table ronde sur la régulation, Bernard Spitz, président de la FFA (Fédération Française des Assureurs) a pointé la contradiction de cette dernière, qui a été très efficace pour adresser les problèmes mais qui n’est pas perçue comme telle. Et pointé l’importance d’élargir la régulation jusqu’à présent financière à une protection globale des citoyens, un défi dans un continent avec de multiples systèmes locaux. Mais l’évolution est indispensable faute de quoi pour reprendre l’expression de McArthur, il faudra résumer l’échec de toutes les guerres par deux mots : "trop tard."

François Villeroy de Galhau, le patron de la Banque de France, a de son côté tiré parti d’un rayon de soleil sur Central Park lors du déjeuner au 42ème étage de l’hôtel Park pour adresser un message optimiste sur l’Europe, la France et bien sûr, la place de Paris. Après avoir relevé la résistance de la croissance en Europe, il a souligné que la France allait faire mieux que l’UE pour la première fois depuis 2005, et le rebond du pouvoir d’achat des Français, qui devrait accélérer cette année. Et de confirmer qu’en pleine conclusion du grand Débat, la capitale française a son rôle à jouer dans l’interconnexion des centres financiers en Europe. Avant d’appeler à ce que ceux-ci travaillent encore et toujours plus à renforcer leurs relations pour le bienfait de l’Europe…

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