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Yohan Hubert 

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Yohan Hubert : "Nous avons besoin d’espaces verts urbains"

Trois jours après que le Monde a battu un nouveau record, celui d'avoir consommé le plus rapidement toutes ses ressources renouvelables annuelles, voilà un portrait qui nous fait du bien. Celui de Yohan Hubert, pionnier de l'agriculture urbaine propre en France.   
Yohan Hubert
Yohan Hubert

Après un Lycée Agricole, Yohan Hubert fait rapidement le choix de mettre son expertise au service de ses préoccupations environnementales. Il ne souhaitait pas passer par une formation agricole, où l'on parle davantage d'agriculture intensive, mais au contraire s'intéresser de façon didactique aux architectes, aux botanistes et sociologues de l'agriculture de demain. Il rejoint alors l'organisation en charge des espaces verts de la métropole grenobloise où il développe des projets test and learn. L'idée, réfléchir à la façon dont on peux allier la nature à la ville. 

Parmi les nombreux projets qu’il a pu mettre en place, le succès de la bibliothèque du centre-ville de Grenoble est certainement l'un des plus marquants. Il fait installer des toits végétaux, directement commandés par la Mairie de la ville. Différentes expérimentations y ont également été menées, comme l’installation d’un poulailler ou de cultures aquaponiques, et de nombreux bacs offrent aux citadins amateurs un espace conséquent pour laisser s'épanouir leur passion. En 2012, il prend naturellement la présidence de l'Association française de culture hors-sol, qui promeut là encore la culture des végétaux en milieux urbains pour développer des espaces productifs, décoratifs mais également vecteurs de cohésion sociale. 

En 2014 et après plus de vingt au service de l’ancienne capitale du Dauphiné, sa ville natale, Yohan Hubert fonde la start-up qu'il préside encore aujourd'hui. Spécialisée dans la production de végétaux en milieux urbains, "Sous les fraises" a déjà créé 14 fermes verticales. Inventée par cet ancien biologiste, elle utilise une technologie unique, une membrane composée de laine de mouton et de chanvre, munie de poches où l'on installe les plantes. L’irrigation est en circuit fermé, l'eau est recyclée en permanence et consommée en intégralité. L’ensemble des installations est contrôlé à distance par une application qui permet d’évaluer les besoins des plantes en temps réel.

Yohan Hubert et son associée Laure-Line Jacquier ont inauguré la première ferme maraîchère sur le toit des Galeries Lafayette, puis celle du BHV Marais. Produits ultra locaux, souvent rares ou oubliés, de saison, cultivés en permaculture verticale sont là, à portée de main. La start-up, qui compte déjà 23 salariés, affirme par ailleurs que les rendements sont ceux des maraîchers bio. La start-up vend des services d'agriculture urbaine clés en mains aux entreprises, et depuis 2017, a créé la première gamme d'épicerie fine urbaine avec des artisans locaux engagés dans la transition environnementale. Sur le site internet de Sous les fraises, comme en magasins physiques, vous pouvez acheter (ou souvent uniquement réserver) de la bière, du confit de tomates et même du Gin. C'est d'ailleurs ce Gin aux aromates et fruits rouges cultivés et cueillis sur les toits de Paris que le Bar de la Tour Eiffel utilise désormais !

Quant à la contribution positive à la biodiversité urbaine, elle s'est illustrée par un saule qui a poussé tout seul parmi les plantes, ainsi que par les visites croissantes et régulières d'abeilles et autres insectes.

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