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Indicateurs macros / e-commerce / France

Indicateurs macros
e-commerce / France

E-commerce : les acteurs traditionnels sont aussi les gagnants

Le marché de l’e-commerce français a passé la barre des 100 milliards d’euros pour la première fois en 2019, même si la croissance ralentit. Surtout, les français achètent aussi bien chez les enseignes magasin que les pure players de l’e-commerce.
e.commerce
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La Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance) tord le cou aux idées reçues et autres clichés sur le raz-de-marée de l’e-commerce en France. Dans son étude annuelle sortie ce mercredi, elle fait état d’une progression de 11,6% du marché de l’e-commerce en France l’an passé, qui passe pour la première fois la barre des 100 milliards d’euros, à 103,4 milliards d’euros. La croissance du segment a ralenti au dernier trimestre et est même inférieure à 2018, où elle était de 13,4%. En revanche, les français font de plus en plus d’achats : le nombre de transactions a grimpé de 15,4% l’an passé à 1,7 milliard d’achats, et le panier moyen est le plus bas historique, sous les 60 euros.

Certes, le marché a changé de dimension puisqu’il a été multiplié par quatre en l’espace de dix ans. Mais comme le rappelle la Fevad, il s’agit majoritairement de services car les produits progressent plus faiblement et ne représentent encore que 45% de l’ensemble. Les achats de train via Oui-SNCF, les réservations de voyages et d’hôtels en ligne se taillent aujourd’hui la part du lion de ce marché. Surtout, les acteurs traditionnels représentent désormais la majorité de ces ventes en ligne, rapporte la Fevad. Les distributeurs physiques comme Carrefour, Casino, mais aussi les enseignes Fnac et Darty ou encore les acteurs de l’habillement, qui s’étaient faits distancer par l’émergence de ces pure players, sont désormais aussi actifs et compétitifs qu’eux.

Par conséquent, le chiffre le plus surprenant de cette étude est sans aucun doute que les acteurs de l’e-commerce ne pèsent encore que 5% de l’ensemble du commerce de détail, à 23 milliards d’euros. Mais dont 30% revient au seul Amazon en France. En outre, les ventes B-to-C ont ralenti en fin d’année, signe que les français n’ont pas profité des grèves pour acheter plus massivement en ligne, et ne gagnent que 5,5% sur les 100 sites leaders, selon l’indice iCE 100.

Enfin, les ventes sur mobile continuent de gagner du terrain et ont été en hausse de 18% l’an passé, et représentent désormais 39% de l’ensemble des ventes en ligne dans l’Hexagone (+4 points sur un an), selon l’indice iCM. La Fevad prévoit qu’elles devraient devenir majoritaires dans les deux ans, car le nombre de visites sur mobile est déjà supérieur à celui sur ordinateur, les consommateurs préparant leur achat avec leur téléphone.

L’e-commerce français devrait connaître la même trajectoire de hausse en 2020 selon la Fevad, qui table sur un chiffre d’affaires de 115 milliards d’euros et 2 milliards de transactions en 2020. Surtout, plus de la moitié des consommateurs prennent en compte la dimension écologique, sur l’origine des produits et le recyclage, dans leur décision d’achat ce qui devrait influencer tout le secteur.

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